[5] Ils étoient, suivant l’Etat de France, p. 628, les premiers privilégiés suivant la Cour. On les appeloit « la Cave des Douze. »
[6] Son enseigne étoit « à la Pomme de pin », et c’est par conséquent son cabaret que doit désigner ainsi l’édit. précédente, p. 28 : « la Pomme de pin, derrière la Magdelaine. » Un autre, portant la même enseigne, indiqué aussi dans cette première édition, se trouvoit rue d’Orléans. — On sait que Crenet est, comme Mignot, assez maltraité dans la Satire du Repas, pour les mélanges « d’auvernat et de lignage » qu’il vendoit, dit Boileau, « pour vin de l’Ermitage. » Le reproche étoit, paroît-il, assez juste, d’après une anecdote que raconte Brossette ; aussi Crenet ne réclama-t-il pas. Dancourt l’a mieux traité dans l’Eté des Coquettes, joué en 1690. On y chante à la fin :
Sans cadeaux et sans promenades
L’Amour les tient peu sous ses lois,
Et sans Crenet et la Guerbois
L’Amour n’a que des plaisirs fades.
[7] Edme Maurisson, d’après l’Etat de France, p. 628.
[8] Dancourt, à la scène IV des Agioteurs, joués en 1710, parle de sa veuve, qui lui avoit alors succédé : « Suzon… Vous irez de là chez Madame Darboulin, rue Coquillière, dire qu’on porte au même endroit, dès ce matin, les douze douzaines de bouteilles de vin de Bourgogne, et la douzaine de Champagne que je payai hier. »
[9] Hugues Hardoin, et non Hardon.
[10] Il étoit le plus en vogue à la fin du siècle. Suivant le Théophraste moderne, p. 422, on ne trouvoit bons que les vins qu’il vendoit.