Vingt deux malades accablez d’une longue suite de cours de ventre, de flux de sang et de dissenteries, ont été guéris sans retour et sans ressentir la moindre incommodité, avec une ou au plus deux prises d’un vin composé qui nourrit comme le vin ordinaire.

On a pareillement guéri un grand nombre de fébricitans par l’usage de la Liqueur fébrifuge.

On a d’ailleurs guéri par la Liqueur balsamique, en deux femmes différentes, un ulcère formé dans la matrice ; et par cette même liqueur aidée par les grains balsamiques, un grand nombre de personnes de Gonorrhées habituelles et de Pertes blanches.

Onze personnes ont été parfaitement guéries de la grosse maladie, sans régime et sans retraite par le seul usage du mercure d’or[81].

[81] Nous n’avons pas besoin d’expliquer ce que Blégny entend par « la grosse maladie ». En la guérissant par le mercure, il étoit arriéré. Locke, lorsqu’il vint à paris, vit, affichée sur les murs, l’annonce d’un « remède sans mercure », pour lequel le roi avoit accordé un brevet, dont le duc de Bouillon avoit le bénéfice, et qui datoit du 7 septembre 1667. Voy. dans la Vie de Locke par lord King, un extrait de ses Voyages à la date du 13 février 1679.

Rien n’est plus commun que de voir des gens guéris sur le champ et pour jamais de la douleur de la carie des Dents, par l’application de l’Essence végétale.

Une religieuse qui ne vivoit depuis quatorze mois que de trois cuillerées de bouillon par jour, chacune desquelles luy coutoit un martire par les sanglots et mouvements convulsifs qu’elle luy causoit pendant près d’une heure, et les douleurs d’estomach qu’elle ressentoit ensuite, fut soulagée très considérablement dès la première prise de l’opiate digestive, et se trouva après la deuxième en état de faire deux grands repas par jour sans aucune incommodité.

Deux poulmoniques ont été parfaitement guéris par l’usage de la Conserve pulmonaire.

Une fistule lacrimale accompagnée d’un flux de larmes involontaires, a été guérie en peu de jours sans opération par une simple pomade.

Quand l’Auteur connoitroit les personnes sur qui ces Cures ont été faites, il ne pourroit les nommer sans imprudence, mais les incrédules pourront s’assurer de la verité, par le témoignage de diverses autres personnes qui ont eu occasion de voir opérer le Medecin par qui elles ont été entreprises, et dont le Libraire qui débite cet Ouvrage, offre de donner les noms et les adresses selon l’exigence des cas.