M. Robert Grand Pénitencier qui absout les cas reservez[6], confesse presque tous les matins et quelquefois l’apresdiné.
[6] Il auroit pu, si l’on en croit la chronique, garder pour lui-même beaucoup des pénitences qu’il distribuoit. Sa vie n’étoit pas des plus édifiantes. L’abbé Legendre, Mémoires, p. 59, se contente de dire qu’il avoit « des talents, autant pour le monde que pour sa profession. » Les chansons en disoient plus. V. le Recueil de Maurepas, t. XXV, p. 363. Il avoit une pension de mille francs « pour écrire l’histoire de ce que Louis XIV avoit fait en faveur de la religion. » Il n’en écrivit pas un mot. (Legendre, Mém., p. 99.) Ajoutons toutefois que Nicole, qui étoit de Chartres comme lui, le tenoit en grande estime. (Goujet, Vie de Nicole, 1re part., p. 16, et 2e part., p. 130, 144.)
M. Le Chantre de la même Eglise[7], à la nomination duquel sont tous les Maitres et toutes les Maitresses des petites Ecoles de Paris, et qui connoit des causes concernant cette profession[8], demeure aussi dans le Cloître, où il tient son Audience le Jeudi à trois heures de relevée.
[7] Ce chantre n’étoit pas moins que le célèbre Claude Joly, dont nous trouvons un si bel éloge dans le Valesiana, p. 39. Il avoit été, à Munster, le conseiller intime du duc de Longueville pour les négociations du traité. Après la Fronde, où il fut des plus hostiles à Mazarin, il devint official de l’Église de Paris, puis, ce que nous le voyons ici, grand chantre. Il ne mourut que le 19 janvier 1700, à quatre-vingt-treize ans, des suites d’une chute. V. le Mercure de France à cette date, p. 276.
[8] Il leur avoit consacré tout un livre en trois parties : Traité historique des Ecoles épiscopales par Claude Joly. Paris, Muguet, 1678, in-12. Il eut, à leur sujet, bien des contestations avec l’Université, et aussi avec les curés de Paris qui n’acceptoient pas que le droit des Ecoles de Grammaire appartînt seulement à MM. du Chapitre et au grand chantre, comme ceux-ci le prétendoient. On peut lire dans l’excellente édition, donnée par M. Cocheris, de l’Histoire du Diocèse de Paris, de l’abbé Lebeuf, t. I, p. 43-44, le détail des factums qui furent échangés entre les deux partis.
Messieurs Jousse et Moussinot au Parvis. M. Marais ruë Cocatrice, et M. Chevalier ruë saint Pierre aux bœufs, sont les quatre Marguillers Laics de l’Eglise de Paris.
Les Procureurs de l’Officialité et les Notaires Apostoliques chez qui on peut passer tous actes recevables en Cour de Rome, sont tous établis ruë Neuve, Cloître et Parvis Notre Dame.
Les douze Banquiers Expeditionnaires en Cour de Rome, par l’entremise desquels on obtient toutes les Bulles et Expéditions du saint Siége, à peine de nullité et d’amende[9], sont :
[9] Ils étoient conseillers du roi, et faisoient leurs expéditions par courriers, non-seulement pour la Cour de Rome, mais pour les légations. Ils eurent leur chapitre spécial dans l’Almanach royal, dès la première année, 1699. Leur création datoit du mois de mars 1673.
Messieurs