[10] « Sous la direction des quelles il y a des médecins, des chirurgiens et des sœurs grises. » Edit. 1691, p. 3.

Quelques unes de ces Dames pratiquent encore la charité avec un zèle exemplaire, pour la délivrance des pauvres prisonniers retenus pour dettes[11]. Celles là sont connuës de tous les Concierges et Geolliers des Prisons, à qui on peut s’adresser pour en avoir les addresses[12].

[11] V. l’avant-dernière note.

[12] « On apprendra les noms et demeures de ces Dames redemptrices, dans les geolles mêmes des prisons, et entre autres en celle de la Conciergerie du Palais, où l’on trouve la dame Bourcier, femme du concierge, de qui elles sont très-bien connues. » Edit. 1691, p. 4.

Les Pauvres Prisonniers du Châtelet, et du Fort l’Evêque, peuvent impetrer avec succez le secours de Madame Lieve Tresoriere de la Charité de Saint Germain de Lauxerrois qui demeure dans le Cloître.

Madame de Miramion[13] Institutrice et Supérieure de la Congrégation des Filles de Sainte Geneviève établie sur le Quay de la Tournelle[14], a toujours la même application aux œuvres pieuses et charitables ; et particulierement en faveur des pauvres Malades qu’elle fait assister dans tous leurs besoins.

[13] Marie Bonneau, veuve de Jean-Jacques de Beauharnois, seigneur de la terre de Miramion, à une lieue d’Orléans. S’étant vouée aux œuvres pieuses, dès qu’elle fut veuve, l’année même qui suivit son mariage, et après que Bussy eût tenté de l’enlever, elle fonda la Maison du Refuge pour les filles qu’on arrachoit de force à la débauche, et celle de Sainte Pélagie, pour les repentantes, qui s’en retiroient volontairement. Sa dernière fondation fut la Congrégation dont il est parlé ici. Ce ne fut d’abord, en 1661, qu’une Communauté de douze filles pieuses, destinées à tenir les petites écoles, panser les blessés, assister les malades. Son premier nom fut la Sainte Famille, puis elle prit celui de Sainte Geneviève qu’elle a ici, quand on l’eut réunie à une autre communauté ainsi nommée, et dont le but étoit le même. Mme de Miramion en fut la supérieure jusqu’à sa mort, le 24 mars 1696.

[14] On l’appela aussi, jusqu’à la Révolution, Quai des Miramionnes, à cause des saintes filles que dirigeoit Mme de Miramion. L’hôtel, dont elle avoit fait pour elles un couvent, est aujourd’hui la Pharmacie centrale des hôpitaux civils. Celui de sa fille, mariée au maître des requêtes, Guillaume de Nesmond, est auprès, avec son marbre à lettres d’or au-dessus de la porte : « Hotel ci-devant de Nesmond. »

Madame de Poncarré[15] occupée du même zèle, demeure ruë Neuve Saint Mederic.

[15] Femme du maître des requêtes, nommé en 1703 premier président à Rouen.