M. De Pelisson Fontanier Maitre des Requestes logé dans la maison Abbatialle de Saint Germain des Prez[4], distribue par ordre du Roy, une infinité d’Aumones et de pensions considérables aux Nouveaux Convertis[5].

[4] Il y logeoit comme administrateur de l’économat de l’abbaye, charge qu’il occupa durant quinze ans. (Marcou, Pellisson, Etudes sur sa vie et ses œuvres, 1859, in-8, p. 331.)

[5] Il ne s’y épargnoit pas, en effet, en bon converti qu’il étoit lui-même. Ces aumônes faisoient, au reste, partie de ses fonctions : en même temps que l’économat de Saint-Germain des Prés, il administroit la caisse des conversions créée en novembre 1676. (Id., p. 342.)

Mesdames de Guise[6], de Créqui et de la Trémoüille[7] qui sont Directrices de la Charité de la Paroisse S. Sulpice, font d’ailleurs de grandes aumosnes aux pauvres honteux.

[6] C’est en souvenir de son père Gaston d’Orléans, et du palais du Luxembourg, où elle étoit née de son second mariage, que la duchesse de Guise étoit restée une des grandes aumônières de la paroisse Saint-Sulpice. Sa résidence étoit alors, en effet, bien loin de là, au Marais, dans l’Hôtel occupé aujourd’hui par les Archives.

[7] Mesdames de Créquy et de la Trémoille étoient la mère et la fille. Mme de la Trémoille mourut la première, au mois d’août 1711.

Autant en font Mesdemoiselles de la Moïgnon[8] rue de Taranne, et l’Eschassier[9] derrière la même Eglise.

[8] Elle avoit, pour les œuvres de charité, succédé à sa mère la présidente, qu’on y avoit vue si active pendant la Fronde. (Feillet, Misère au temps de la Fronde, 1862, in-8, p. 231.) Elle avoit contribué surtout à l’œuvre des prisons, dont elle fut une des premières trésorières. (Etat ou tableau de la Ville de Paris, 1760, in-8, p. 72.) C’étoit une des œuvres où les dévots, comme Tartuffe, s’entremettoient le plus volontiers, surtout par leurs fréquentes visites. (Athenæum, t. II, p. 565.)

[9] Elle étoit sœur de l’avocat du roi, que nous trouverons plus loin.

Il y a paraillement dans toutes les Parroisses de Paris des Communautez de Dames Pieuses[10], qui font assister les pauvres malades honteux d’Alimens, de Remèdes, et d’Opérations Chirurgicales, et qui font même instruire des orphelins de l’un et de l’autre sexe.