M. Dumas, ruë Beaubourg.
M. de la Porte, ruë de Braque.
Receveurs Généraux des Finances.
Paris. M. Carel, place Royale.
— M. Sonning, ruë des petits Champs[42].
[42] Beau-frère de l’intendant des finances Dubuisson, dont il a été parlé plus haut. Il n’étoit pas encore, rue des Petits-Champs, parvenu à l’énorme fortune dont il étala le luxe dans l’hôtel que Dulin lui bâtit un peu plus tard rue de Richelieu, près de l’endroit où avoit été la porte, c’est-à-dire à la hauteur de la rue Feydeau actuelle. Sa vie, de même qu’à Neuilly, où il avoit une autre belle maison, y fut des plus galantes, comme on peut le voir par ce qui est dit de la diversité de ses bonnes fortunes dans les Partisans démasqués, 1707, in-12, p. 189. Il y recevoit aussi beaucoup de gens d’esprit : Chaulieu, J.-B. Rousseau, l’abbé Courtin, etc. A tous ces titres, il avoit droit au curieux chapitre que M. G. Desnoiresterres lui a consacré dans ses Cours galantes, t. III, p. 269. Si l’on connoît un peu sa vie, on ignore complètement quel étoit son vrai nom, tant l’orthographe en varie suivant les livres. Dans les uns, il est écrit Sonning, comme ici ; dans les autres, tels que les Partisans démasqués, il est orthographié Sonnen ; ailleurs, c’est Sonnin ou Sonningen. Ce dernier nom, qui feroit supposer une origine allemande, nous paroît devoir être le vrai. Il étoit, en 1716, devenu caissier général des fermes. Il fut mis à la taxe pour 600,000 livres.
Lion. M. du Pile, ruë de Cléry[43].
[43] Jacques-André Du Pille avoit été receveur des finances à Lyon, avant de l’être à Paris, puis munitionnaire de l’armée et de la marine.
— M. Prondre, au petit Hôtel de la Vrillière[44].
[44] Paulin Prondre, d’abord receveur des finances et « traitant » à Lyon, suivant Dangeau, qui le nomme Prond. Ayant fait une belle fortune, il voulut, au commencement de la Régence, marier sa fille, à laquelle il donnoit 200,000 écus de dot, avec le chevalier de Roye, mais ce mariage manqua pour un autre qui sembloit plus beau, et qui manqua de même. Mlle Marg.-Pauline Prondre alloit épouser le marquis de Rochefort, lorsqu’en septembre 1716, la charge de son père, ses maisons, ses terres furent saisies par la Chambre de justice. Il fut taxé finalement à 1,900,000 livres. (Journal de Dangeau, 6 et 29 déc. 1715 ; 9 sept. et 27 nov. 1716.) Sa fille, dès l’année suivante, n’en épousoit pas moins le comte de Clermont Tonnerre. V. dans le Journal de Verdun, sept. 1756, p. 240, un article sur elle, à l’époque de sa mort. — Prondre avoit commencé par être garçon de boutique à Lyon. (Correspond. des contrôleurs généraux, t. I, p. 279.)