Tours. M. de la Tour Rollot, rue de Richelieu.
— M. de Valiere, rue Saint Antoine.
Bourges. M. Héliot, ruë du Mail.
— M. Jannay, ruë des Bernardins[49].
[49] Jean-Etienne Janet. Il étoit mort, en 1716, quand les financiers durent rendre gorge. On s’en prit à sa veuve, qui paya une taxe de 43,000 livres.
Bordeaux. M. du Jardin Beaussart ; ruë de Richelieu.
— M. Crozat, place des Victoires[50].
[50] Antoine Crozat qui devint, suivant le Journal de l’avocat Barbier (février 1723), « le plus riche particulier de France. » Il avoit commencé par être caissier de Penautier, que nous trouverons plus loin, puis traitant à Montpellier, et receveur général des finances à Bordeaux, comme nous le voyons ici. Il étoit déjà fort riche, et s’étoit fait, à prix d’argent, marquis Du Châtel, lorsqu’en 1707 il maria sa fille, qui n’avoit guère que douze ans, au comte d’Evreux. (Journ. de Dangeau, 23 fév. 1707.) La taxe à laquelle il fut mis, en 1716, ne fut pas moins de 6,600,000 livres. Ses trois fils, qui firent grande figure, furent Crozat, marquis Du Châtel, le président de Tugny et le baron de Thiers, un des grands amateurs de son temps.
Poitiers. M. de la Ravoye, ruë d’Anjou au Marais[51].
[51] Il étoit encore, à la fin de l’année précédente, receveur général de la Rochelle. Sa fille, dont la dot fut de 410,000 livres, argent comptant, épousa, au mois de janvier 1712, le marquis Du Plessis Châtillon.