— M. Chambelin, ruë Sainte Anne[52].
[52] Sa veuve, mise à la taxe en 1716, dut rendre 180,000 livres.
Moulins. M. Raymond, ruë des Blancs-Manteaux[53].
[53] Il avait échangé pour celle de Poitiers la recette générale de Moulins, qu’il avait déjà en 1684.
— M. de la Croix, ruë Saint Antoine.
Riom. M. de Romanet, ruë Sainte Croix de la Bretonnerie[54].
[54] Claude de Romanet, beau-frère de Racine, et mari de l’une des filles de Vitart, ancien ami du poëte. Il ne se contenta pas, comme son père, André de Romanet, d’être trésorier de France en quelque généralité, il se lança dans les plus grosses affaires, où il gagna une fortune qui le dénonça à la Chambre de justice de nov. 1716. On peut évaluer ce qu’il possédoit par le chiffre de la taxe à laquelle on l’imposa : elle fut de 4,453,000 livres. Il la subit sans sourciller et sans faire attendre. Dangeau annonce le 24 novembre qu’il est condamné à la payer, et, deux jours après, il ajoute qu’elle est payée déjà. Il mourut l’année suivante. Son fils épousa Mlle d’Estrade. (Journ. de Dangeau, 24 et 26 nov. 1716 ; 11 déc. 1717.)
— M. Despech, ruë Saint Martin[55].
[55] Paul Despech. Il était mort en 1716, mais la taxe eut des reprises sur sa veuve, qui, nous l’avons dit, avoit épousé Mouchi. Elle dut restituer au trésor 150,000 livres.
Caën. M. Groüin, ruë d’Orléans, au Marais[56].