[62] Si son adresse n’est pas donnée, c’est qu’il n’en avoit pas à Paris. Il étoit toujours en Languedoc, où il mourut à la fin de juillet 1711. Saint-Simon écrivit alors en marge de la copie qu’il avoit du Journal de Dangeau, cette note qui résume bien sa vie : « Penautier étoit devenu de caissier un très-riche financier, trésorier du clergé et des Etats de Languedoc ; homme de beaucoup d’esprit, bien fait, galant, magnifique et obligeant. Il fut mêlé dans les affaires de la Brinvilliers et des poisons, et mis en prison avec grand danger. » Nous avons vu que Crozat commença par être son caissier.
Trésoriers des Parties Casuelles.
M. Damon, ruë de Cléry.
M. Bertin, ruë Neuve Saint Augustin[63].
[63] Il avoit encore cette charge en 1702, mais plus tard, sa fortune monta. Le Régent, dès son arrivée au pouvoir, le fit un de ses plus intimes conseillers en matière de finance. En 1697, il quitta la rue Neuve-Saint-Augustin pour la rue Saint-Honoré, où il avoit acheté, pour l’embellir encore, le bel hôtel du doyen des conseillers d’Etat, Henri Pussort, dont il sera parlé plus loin. V. G. Brice, Description de Paris, 3e édit., 1701, in-12, p. 125-126.
Trésorier du Marc d’or.
M. Chupin[64], ruë Saint Honoré.
[64] Il étoit mort en 1716 ; sa veuve fut mise à la taxe, mais pour une faible somme : 22,500 livres. Son fils, qui se fit appeler Chuppin de Gouzampré, fut reçu premier président de la Cour des monnoies, le 15 août 1727.
Trésorier du Sceau.
M. Bechet, place des Victoires[65].