Généraux de l’Extraordinaire des Guerres.

M. de Turmenies, ruë d’Orléans, au Marais[1].

[1] Louvois avoit eu en lui la plus grande confiance, ainsi qu’on le vit à sa mort : Turmenies déclara alors quinze millions que le ministre lui avoit donnés en réserve pour l’extraordinaire des guerres (Journ. de Dangeau, 23 août 1691). Nous avons vu plus haut qu’en 1696, il acheta de Frémont une des charges de gardes du Trésor. Il la remit en 1702 à son fils Turmenies de Nointel, intendant du Bourbonnais, maître des requêtes.

M. de la Touanne, ruë Neuve Saint Augustin[2].

[2] Un des hommes de finances, dont la fortune, puis la chute firent le plus grand bruit. Il se soutint par le crédit de Bontemps, dont, en 1690, son fils avoit épousé la nièce Mlle Dubois. Il avoit les plus belles terres, menoit le plus grand train ; bref il faisoit parler de lui partout, même à l’Opéra, où il disputa la célèbre Fanchon Moreau au Grand Prieur. (Chansonnier Maurepas, ms. t. VII, p. 269.) Sous le ministère de Chamillart, ses affaires et celles de Saurion, qui étoit alors avec lui à l’Extraordinaire des guerres, se gâtèrent, et en vinrent à un tel point que Saurion dut avouer au ministre quatre millions de déficit dans leur caisse. Il fut mis à la Bastille. On en eût fait autant pour La Touanne, si la maladie, dont il mourut bientôt, ne l’eût mis hors d’état d’y être transporté. Le roi confisqua tout ce qu’il avoit, et paya ses dettes.

Payeurs des Gages du Parlement.

M. Guygou, ruë de Vantadour.

Des Gages du Grand Conseil.

M. Baudoüin, ruë des fossez Montmartre.

M. Biguet, rue Mauconseil.