M. Tissart le Jeune, rue Saint Sauveur.
La Dix septième le Mercredy, par
Mrs Boureau, rue de la Tisseranderie, et Berger, rue d’Orléans, au Marais.
La Dix huitième le Mardy, par
Mrs Priaux, rue de la Colombe, et Soüet, rue Verderet.
Les douze cens mil livres[2] de l’Edit du mois de Novembre 1689 sont payez par
[2] Dangeau (Journal, 1er déc. 1689) dit 1,400,000 livres, ce qui est le vrai chiffre. Il ajoute que cette somme étoit constituée en rentes viagères sur l’Hôtel de Ville, « acquises suivant les différents âges, avec accroissement de l’intérêt des mourants sur les survivants. » C’étoit la réalisation de la Tontine, proposée plus de trente ans auparavant par l’italien Tonti, de qui venoit son nom. (Isambert, Anciennes lois françoises, t. XX, p. 87.) La somme affectée aux intérêts, en principal, devoit être prise sur les droits d’aides et gabelles, et sur les cinq grosses fermes, « spécialement hypothéquées, disoit l’édit, au payement desdites rentes, même par préférence à la partie de notre Trésor royal. » Cette tontine eut un très-grand succès : « J’aurois, écrivoit l’intendant du Berry, Seraucourt, au Contrôleur général, à l’époque où le projet en fut émis, j’aurois peine à vous expliquer l’applaudissement qu’on lui donne dans toute cette province, tant pour l’invention (chacun présumant qu’il vivra plus que les autres, et espérant par-là parvenir à une grande fortune) que par la sagesse, avec laquelle tous les cas qui peuvent tomber dans l’imagination ont été prévus. » (Boislisle, Correspond. des contrôleurs généraux, in-4o, p. 211.)
Mrs de Bellecour, rue des Victoires, Berger le Jeune, rue de Poictou au Marais, et Boucher, ruë Plastrière.
La Tontine ou Rentes Viagères sont payées par
M. Durand, à l’Hôtel d’Albret, rue des Francs Bourgeois.