M. l’Archevêq. de Rouen[4], rue de Verneuil.
[4] Jacques-Nicolas Colbert, un des fils du ministre. Avant d’être archevêque à Rouen, il y avoit été coadjuteur, avec le titre d’archevêque de Carthage.
M. Pussort[5], rue Saint Honoré.
[5] Henri Pussort, doyen du Conseil, le dernier survivant des juges de Fouquet, contre lequel il avoit déployé une véhémence dont s’indigna Mme de Sévigné, et qu’expliquoit sa parenté avec Colbert, dont il étoit l’oncle maternel. Il mourut le 18 février 1697, « dans une grande vieillesse, dit Saint-Simon, et toujours dans une grande considération. » Pour sa maison, achetée en 1697 par Bertin des parties casuelles, voy. plus haut ce que nous avons dit de celui-ci.
M. Voisin[6], rue Sainte Croix de la Bretonnerie.
[6] Le même, qui devint ministre de la guerre, puis chancelier, puis garde des sceaux, le 2 juillet 1714, et qu’il eût fallu, suivant Saint-Simon, laisser dans quelque intendance, comme celle du Hainaut, où il avoit montré des qualités, mais de second ordre : « Noyé, dit-il, dans la science d’intendant qu’il possédoit parfaitement, et dans l’exercice de laquelle il avoit passé presque toute sa vie. »
M. Courtin[7], rue Saint Louis, au Marais.
[7] Honoré Courtin, doyen du conseil après la mort de Pussort. Il avoit été plusieurs fois ambassadeur, notamment en Angleterre, à l’époque de la fuite de la reine, femme de Jacques II : « Il avoit, dit Saint-Simon, signé le traité de Heilbronn, celui de Bréda et plusieurs autres. Il avoit toujours été fort estimé et fort honoré dans tous les emplois où il avoit passé. » Il mourut le 27 décembre 1703.
M. Benard de Rezé[8], rue d’Orléans.
[8] Fut longtemps du Conseil, dont il mourut le sous-doyen, le 9 décembre 1702. Un de ses fils fut évêque d’Angoulême.