[19] Charles Brulart de Genlis, mort en 1714.

Conseillers d’Etat du Semestre de Janvier.

M. d’Aguesseau[20], Quai de Nesle.

[20] Henri d’Aguesseau, d’abord maître des requêtes, président au grand Conseil, puis intendant à Limoges, à Bordeaux, dans le Languedoc, et enfin conseiller d’Etat. L’idée de créer l’ordre de Saint-Louis est de lui. A sa mort, le 5 sept. 1699, Saint-Simon, dans une note du Journal de Dangeau, fit amplement son éloge. L’illustre chancelier d’Aguesseau étoit son fils.

M. de Ribeyre[21], ruë de Taranne.

[21] Antoine de Ribeyre, qui étoit aussi conseiller d’honneur au parlement de Paris, après avoir été intendant à Poitiers, puis à Tours, et commissaire du Conseil en Bretagne. A sa mort, en octobre 1712, son gendre La Bourdonnois, intendant d’Orléans, lui succéda comme conseiller d’Etat.

M. le Comte d’Avaux[22], ruë sainte Avoye.

[22] Jean-Antoine de Mesme, qui s’étoit donné le titre de comte d’Avaux qui n’appartenoit qu’à son frère aîné : « Ses fréquentes ambassades, dit Saint-Simon, l’avoient accoutumé à l’épée et à se faire appeler le comte d’Avaux en pays étranger. Dans ses divers retours en France, il ne put se résoudre à se défaire de cette qualité de comte, ni à reprendre l’habit de son état. » C’est lui que Mme de Sévigné appelle Figuriborum. Il mourut en février 1709. Nous avons, p. 26, note 3, parlé de son hôtel.

M. l’Abbé le Pelletier[23], ruë de la Couture sainte Catherine.

[23] Ancien commissaire aux Grands Jours d’Auvergne, frère du contrôleur général Le Pelletier et de Le Pelletier, de Souzy. Il étoit conseiller d’Etat depuis 1685, et il mourut le 17 octobre 1696.