[14] Rouillé, comte de Melai, dont Mme de Sévigné désiroit tant que son fils épousât la fille. Il avoit été fait conseiller d’Etat à la mort de Caumartin, et il fut président du Conseil des finances au commencement de la Régence.

M. de la Reynie[15], ruë du Boulloy.

[15] Gabriel-Nicolas de la Reynie, si célèbre comme lieutenant de police. C’est à ce titre que nous parlerons de lui plus loin. Sa nomination au Conseil d’Etat datoit du 28 mars 1686.

M. le Marquis de Villars[16], rue sainte Anne.

[16] Un des trois conseillers d’état d’épée. Le célèbre maréchal duc de Villars étoit son fils. C’est l’Orondate de Mme de Sévigné. Il avoit été ambassadeur en Danemarck, puis à Madrid, d’où il rapporta ce curieux Mémoire sur la Cour d’Espagne, depuis 1679 jusqu’en 1681, publié en 1733, pet. in-8, et réimprimé à Londres, à petit nombre, en 1861, d’après un manuscrit, par M. W. Stirling qui le croyoit inédit. Le marquis mourut le 28 mars 1698, à plus de quatre-vingts ans. Sa femme a laissé des Lettres, dont le chevalier Perrin possédoit le recueil, et dont la publication qu’il se réservoit n’a été faite qu’en 1760, six ans après sa mort. Léop. Collin les réimprima sous l’empire, et plus récemment M. Courtois en donna une édition fort soignée.

M. de Saint Romain[17], rue saint Louis.

[17] Melchior de Harod de Senevas, marquis de Saint-Romain, mort en juillet 1694, à plus de quatre-vingts ans. Il étoit le plus intime ami de Courtin que nous avons vu plus haut : « tous deux conseillers d’état, dit Saint-Simon, l’un d’épée, l’autre de robe. »

M. le Comte de la Vauguion[18], rue de Grenelle, Quartier S. Germain.

[18] Cette note de Saint-Simon, dans le Journal de Dangeau, à la date de sa mort, le 29 décembre 1693, peut lui servir de biographie : « Après diverses folies, il se tua de deux coups de pistolet, chez lui à Paris, dans son lit. Il étoit chevalier de l’Ordre depuis 1688, conseiller d’Etat d’épée, et avoit eu plusieurs ambassades, fort gueux, plein d’esprit et de galanterie ; veuf et sans enfant, très petit et simple gentilhomme. »

M. l’Archevesque d’Ambrun[19], près le Collége des 4 Nations.