On scie les Pierres dures dont il est parlé ci-devant[8] afin de menager la pierre et même il est indispensable de le faire pour les apuis des croisées, seuils de portes, pavé de pierre, marelles[9], etc. On paye le sciage toisant un seul parement des deux qui viennent de chaque trait de scie à 4 sols, même 4 sols 6 deniers le pied carré.
[8] On les scioit comme le marbre dans les Pyrénées, d’après le procédé récemment inventé par Misson, avec des scies qui tournoient et scioient le marbre ou la pierre sur place. (Félibien, p. 736.)
[9] Lisez margelle.
Lors que les morceaux que l’on veut scier sont trop courts, on en joint plusieurs bout à bout de la longueur de la scie, ce qui est aussi tôt fait que si on scioit un seul petit morceau.
On scie aussi la Pierre de saint Leu, lorsque les morceaux sont d’une grandeur propre à en tirer deux pour mettre en œuvre, ce qui est d’un grand menage, parce qu’outre que cela epargne la pierre, on profite de deux paremens qui ne sont pourtant pas de conséquence comme à la Pierre d’Arcueil et de Liais, on donne du pied carré pour le Sciage à ne toiser qu’un des deux paremens 9 à 12 deniers.
On employe aussi de la pierre dure que l’on tire des Carrieres de S. Cloud[10], elle est fort blanche et bonne, on la scie comme les précédentes, elle coûte 14 à 15 sols le pied cube.
[10] Il en a déjà été parlé plus haut.
On tire desdites Carrières des pierres fort longues dont on fait des colonnes d’une seule pièce, et qui resistent au fardeau et à la gelée.
OUVRAGES ET FOURNITURES
DE CHARPENTE.
Les Charpentiers Entrepreneurs des batimens du Roy entreprennent aussi pour le public.