Les recherches[9] de couvertures d’Ardoises, et raccommodement des anciennes combles[10] dans les ouvrages neufs, à une livre cinq sols la toise carrée.

[9] « En termes de couvreurs et de paveurs, lisons-nous dans le Manuel lexique de l’abbé Prévost, t. II, p. 339, on appelle recherche de pavé, recherche de couverture, la réparation qui s’y fait lorsque l’on met de nouvelles ardoises ou de nouvelles pierres à la place de celles qui manquent. »

[10] Ce mot avoit été d’abord du féminin, mais l’usage auquel se conforma l’Académie lui avoit donné enfin le genre qu’il a gardé.

OUVRAGES ET BOIS
DE MENUISERIE.

Les Menuisiers Entrepreneurs des Batimens du Roy, cy devant designez, entreprennent aussi pour les particuliers les ouvrages considérables.

Entre les autres Maîtres Menuisiers qui font de pareilles entreprises, sont Messieurs de Sanceaux rue Royale quartier saint Roch, Girard et Senincourt à la Ville neuve, Marteau au coin de Rome[1], Saint Blimont devant saint Martin des Champs, du Coing rue Couture saint Gervais, etc.

[1] On disoit aussi cul-de-sac de Rome. C’étoit une impasse de la rue Frépillon, qui devoit son nom à l’enseigne du « puits de Rome », dont nous ignorons l’origine, et qui se voyoit encore il y a trente ans figuré en or sur plaque de marbre noir.

M. Paillard Menuisier de l’Opéra fort entendu dans les machines[2], demeure rue Fromenteau[3].

[2] Il existe aux Archives Nationales un manuscrit contenant un certain nombre de ces machines de l’Opéra au XVIIe siècle. Elles ont été reproduites en partie dans le Magasin pittoresque de 1867, p. 283, 331, 379.

[3] Ce sont les menuisiers, et non les charpentiers, qui étoient aussi chargés de fournir les estrades et les châssis à tentures pour les grandes cérémonies. Monteil possédoit un manuscrit des Menus plaisirs, année 1678, où on lisoit : « A Nicolas Hertier, menuisier du Roi, la somme de 940 livres pour les menuiseries qui étoient nécessaires à la cérémonie des cinq Te Deum chantés pour les victoires du Roi. »