Il est difficile de mettre les prix justes aux ouvrages de Sculpture et Peinture, particulierement aux Tableaux et Statües ; c’est suivant les Maitres qui y sont employez que le prix doit estre reglé, parce que c’est la beauté qui en regle la valeur ; ainsi les curieux qui voudront avoir du beau de l’un des deux Arts, doivent s’informer des bons Maitres, qui ne laissent rien sortir de leurs mains que de bien fini.
Les bas reliefs de plâtre, placez en cheminées bien finis et de moyenne grandeur valent 8 liv.
Le pied courant d’ornemens en plâtre 2 liv.
Un buste en plâtre grand comme nature 6 liv.
Une figure de ronde bosse, même figure et grandeur pour poser sur un pied d’estail[16] depuis 36 jusqu’à 40 livres.
[16] C’est une des premières formes du mot. Richelet la donne comme étant employée en même temps que celle de « piédestal », et ne dit pas quelle est celle qu’il faut préférer. On avait dit auparavant « pied d’estrait ». V. Biblioth. de l’École des chartes, 4e série, t. III, p. 63.
On trouve un grand assortiment de beaux Moulles chez M. Cassegrain à l’adresse ci devant donnée. La beauté des Moules fait l’excellence des figures sans en augmenter le prix.
L’Or sculpé[17] couvert, vaut le pied carré deux livres cinq sols, l’Or bruni[18] deux livres dix sols, l’Or bruni sculpé trois livres quinze sols, l’Or bretelé[19] trois livres, l’Or repassé uni deux livres, l’Or repassé sculpé deux livres dix sols, l’Or uni à découvert deux livres cinq sols, l’Or sculpé à découvert deux livres quinze sols, la Mosaïque trois livres.
[17] Pour « sculpté », c’est-à-dire appliqué sur des sculptures.
[18] C’est-à-dire « éclairci, poli » avec le brunissoir.