Le vermillon et la laque valent trois livres le pied.
Le brun rouge vingt sols la toise.
Le nettoyement et le rechampissage[23], deux livres dix sols la toise.
[23] Il consiste à couvrir, avec une infusion de blanc de céruse, les couleurs qui se sont répandues sur le fond d’un ouvrage, pour le rendre aussi net qu’il doit l’être.
Le Verny, même prix.
L’Impression pour les berceaux peints en vert de montagne avec une couche de blanc de ceruse, et deux couches de vert sur échallas espacez de six pouces, trente cinq sols la toise[24].
[24] Il n’y avoit pas de plus piètre besogne pour les peintres de l’Académie de Saint-Luc. Liger en parle ainsi : « D’autres ne sont propres que pour les treillages, blanchir les murs, et donner quelque couleur en plein à des portes ou autres pièces de menuiserie. »
Les Couleurs et les Pinceaux pour la Mignature, se vendent rue d’Arnetal.
Les Couleurs et Pinceaux ordinaires, se vendent aux environs de l’Aport de Paris chez plusieurs Epiciers et Broyeurs[25].
[25] « Le verre blanc pour les mignatures et autres tableaux se vend chez un vitrier qui demeure rue aux Ours, devant l’image de la Vierge, et chez un autre qui demeure vieille rue du Temple, au coin de la rue de Bercy. » Édit. 1691, p. 30.