Les Planchers de parquet et ceux à carreaux mis en couleur, cirez et frotez, se payent à 8 sols la toise carrée.
Les Planchers seulement mis en couleur à cinq sols, et ceux qui sont seulement cirez et frotez à quatre sols.
Les Paillassons[4] de nattes servant à boucher les croisées en hiver se payent à raison de trente sols la toise carrée, et les Paillassons d’été à quatre livres dix sols, lorsqu’ils ne sont garnis de toille que d’un seul côté, à six livres étant doublez dessus et dessous.
[4] Richelet dit dans son Dictionnaire : « Paillasson ou nate à fenêtre. C’est une pièce de nate couverte par dehors d’une grosse toile, qu’on met l’été devant les fenêtres pour empêcher l’ardeur du soleil, et qu’on hausse et baisse avec des cordes autant qu’on veut. »
La Natte ordinaire se paye à quarante cinq sols la toise carrée.
CARROSSES DE ROUTES[1].
[1] C’est le nom qu’on leur donnoit pour les distinguer des carrosses ordinaires. On dit aussi plus tard carrosses de voiture. Marivaux, dans Marianne, appelle ainsi celui qui alloit de Paris à Bordeaux. Il partoit à jour et heures fixes, qu’il y eût ou non des voyageurs. On fit à ce sujet une épigramme sur le Mercure, qui, lui aussi, se mettoit à circuler, qu’il y eût ou non quelque chose dedans :
C’est le carrosse de voiture,
Il faut qu’il parte vide ou plein.
Rue saint Nicaise sont les Carrosses de la suite de la Cour et du Pech saint Germain, qui partent tous les jours et à toutes heures.