Enjoignons aux vieux ferailleurs

De vendre leur vieux fer ailleurs.

MARCHANDISES DE PAPETIERS,
CARTIERS ET CARTONNIERS.

Entre les Marchands Papetiers qui font en gros le commerce de Papiers et qui ont de grands magasins, sont, Mrs du Puis rue saint Jacques, Godart et Cousin rue des deux Boules, Melun Cloitre saint Jacques de la Boucherie, Nourry rue des trois Mores[1], etc.

[1] Cette rue peu connue alloit de la rue Trousse-Vache à celle des Lombards. Elle devoit son nom à l’enseigne d’un cabaret où M. de Roquelaure mena un soir Henri IV. (Histor. de Tallemant, édit. P. Paris, t. IV, p. 14 et 16.)

M. Beaumont Cartier du Roy, demeure près la place des Victoires[2], et M. Mathas[3] Cartier de Monsieur, près S. Roch.

[2] « Les sieurs Beaumont, rue Neuve-des-Petits-Champs, et Langlade, rue Platrière, font encore de très-bonnes cartes à jouer. » Édit. de 1691, p. 60. — Sauval, t. I, p. 109, parle de cet Anglade ou Langlade, à propos de la rue du quartier Saint-Roch, à laquelle on croyoit qu’il avoit donné son nom : « Jean Anglade, dit-il, maître cartier à Paris, qui met pour devise sur l’enveloppe de ses cartes :

Jean Anglade je me nomme,

Et vous prie de jouer et n’offenser personne. »

Les fabriques de cartes étoient moins importantes à Paris qu’à Rouen, où toute l’Europe et l’Amérique s’en fournissoient. (Archives curieuses, 2e série, t. XII, p. 230.) A la suite de la révocation de l’Édit, les cartiers rouennais, la plupart protestants, ayant émigré, leur industrie baissa beaucoup. (Segraisiana, p. 40-41.) Il resta ceux de Paris, et ceux de Thiers en Auvergne, célèbres depuis plus d’un siècle. Montaigne, en 1588, visita la fabrique de Palmier, qui l’emportoit sur tous les autres. (V. son Voyage, édition in-12, t. II, p. 598.)