Le Bureau des deux cens Barbiers, Baigneurs, Etuvistes et Perruquiers de Paris[2], est sur le quay des Augustins au coin de la rue Git-le-cœur.
[2] Cette corporation des deux cents barbiers de Paris avoit été créée le 14 décembre 1673, par déclaration royale, en exécution d’un édit du mois de mars précédent. En décembre 1691, au moment où ce Livre commode, déjà imprimé sans doute, étoit sur le point de paroître, le nombre des barbiers avoit été augmenté de cent, et, deux mois après, il le fut encore de cinquante ; enfin, en 1701, cent nouvelles places héréditaires furent créées.
Les Prévots Sindics de cette Communauté, sont Messieurs Broussin rue de Bussy, Petit rue de la Verrerie, Boudet rue saint Loüis près le Palais, du Chemin rue Montmartre, Caquet rue Dauphine, et Daubons sous l’Orloge du Palais.
Entre ceux qui sont renommez pour faire les Perruques de bon air, sont Messieurs Pascal quay de Nesle[3], Pelé rue saint André, du Pont et des Noyers rue de Richelieu, Jordanis rue d’Orléans, l’Abbé rue des Petits Champs, d’Angerville près le Palais Royal, Vincent quay des Augustins, etc.
[3] « Le sieur Pascal, au coin de la rue de Guenegaud, est fort renommé pour les perruques. » Édit. 1691, p. 26.
Messieurs de la Roze[4] et du Bois sont renommez pour les petites Perruques servant aux Ecclésiastiques.
[4] « M. De la Roze, à l’entrée de la rue Saint-André, est renommé pour les perruques abbatiales. » Édit. 1691, p. 63.
Messieurs Pelé et Vincent ci-devant désignez font aussi commerce de Cheveux en gros et en détail[5].
[5] Ces marchands de cheveux avoient des coupeurs qu’ils envoyoient en Normandie, en Flandre, en Hollande, etc., d’où ils leur rapportoient à la fois, six, huit ou dix livres de cheveux, qui devoient avoir au moins vingt-quatre à vingt-cinq pouces de long. Les meilleurs venoient toujours du Nord. C’étoit ensuite la Normandie qui en fournissoit le plus. Le prix varioit de quatre francs la livre pour les cheveux communs, jusqu’à cinquante écus pour les blonds argentés, qui étoient les plus recherchés. V. sur tout cela, Jaubert, Dictionn. des Arts et Métiers, t. III, p. 436-437.
Autant en font Messieurs du Mont, Potiquet et Rossignol sous la galerie des Innocens, et encore Mesdames Lançois rue d’Orléans et Danteuil rue Tirechappe.