[3] C’est-à-dire entourées d’osier.
[4] Son article est un peu différent dans l’édition de 1691, p. 30. Après la mention du bureau des verriers, il y est dit : « Ce qu’on ne trouve pas dans ce bureau, peut être recouvert et acheté en gros, à bon compte, dans les magasins du sieur Rose, verrier, rue d’Arnetal (Grenetat), etc. »
On trouve des Bouteilles de Cristal taillées pour la poche chez le Sieur le Grand le Jeune, et de Guerre Verriers, rue saint Denis[5], le Quin Emailleur, rue saint Martin[6], Gilbert Lapidaire, rue sainte Croix de la Cité[7], et le Seür aussi Lapidaire, rue saint Denis près le Sepulcre.
[5] Ils sont indiqués, dans l’édition de 1691, p. 30, comme « verriers faisant grand négoce de bouteilles de poche à bouchons de verre ». A la suite, viennent « Grancire, rue de la Coutellerie, et Ancelin, au cul de sac Saint-Sauveur », qui ne se retrouvent pas ici.
[6] Il étoit de la famille de l’orfèvre Lequin, que nous trouverons à la fin du chap. suivant.
[7] L’édition de 1691, p. 30, le place « sur le Quai-Neuf, au Berceau d’or ».
Il y a une Fayancerie à saint Cloud[8] où l’on peut faire exécuter tels modèles que l’on veut.
[8] On en connoît les principaux ouvriers à cette époque : Trou, le potier, et Chicanneau père et fils. Ils fabriquoient une faïence à émail stannifère, en camaïeu bleu, le plus souvent. Leur faïencerie avoit assez d’importance pour que la duchesse de Bourgogne la visitât, en 1709, le 3 sept. Les Chicanneau ajoutèrent à la fabrication de la faïence celle de la porcelaine, « façon des Indes », dont ils se disoient inventeurs. A la fin de 1696, ils adressèrent, comme tels, un placet à l’intendant de Paris. (Correspond. des Contrôleurs généraux, no 1342.) Lister (chap. V) admira fort leurs porcelaines. V. aussi J. Marryat, Hist. des Poteries, etc., trad. franç., t. II, p. 212.
M. de Saint Estienne Maitre de la Fayencerie de Rouen, a trouvé le secret de la Fayence violette tachetée, et de faire en France de la Porcelaine semblable à celle des Indes[9].
[9] Dans l’édition de 1691, p. 30, il n’est mentionné que pour la porcelaine qu’il a « le secret de faire en France ». — Il fabriquoit bien réellement tout à la fois de la faïence et de la porcelaine, et cela, par privilége, avec d’autres concessionnaires, depuis 1644. Le 30 juin 1694, M. d’Ormesson envoya un rapport au contrôleur général sur l’état de cette fabrique et sur le renouvellement de son privilége. Comme on vouloit que Saint-Etienne livrât son secret pour que la fabrication fût continuée par les Invalides, et comme il refusa, ce renouvellement n’eut pas lieu. Le privilége obtenu en 1673 pour la porcelaine, « façon de Chine », fut seul continué pour vingt ans encore, mais à condition qu’au bout de ce temps le secret de fabrication seroit livré au public. (Correspond. des Contrôleurs généraux, no 1342.)