1652. Armand de Cambout, duc de Coaslin, Pair de France, Lieutenant General pour le Roy en Basse-Bretagne, Mestre de Camp General de la Cavalerie Legere, rue des Deux-Portes, près de la rue Mont-Orgueil[168].

[168] Petit-fils de Séguier par sa mère, il avoit été, lorsqu’il remplaça L’Estoille, en 1652, académicien de naissance pour ainsi dire. Son fils et son petit-fils, qui, l’un après l’autre, lui succédèrent, le furent de même. Chapelain, lui cherchant des titres, ne trouva qu’une harangue « courte et bonne » qu’il avoit faite, comme président, aux États de Bretagne : « Du reste, ajoute-t-il, il se pique plus de guerre que d’écriture. » — Son fauteuil, le 17e, est occupé par M. Hippolyte Taine.

1653. Paul Pellisson Fontanier, conseiller du Roy en ses Conseils, maistre des Requestes ordinaire de son Hostel[169], maison abbatiale de S. Germain des Prez[170].

[169] On connoît assez Pellisson pour que nous n’ayons pas à parler de lui. Il ajoutoit à son nom celui de Fontanier, qui étoit celui de sa mère, pour se distinguer de son frère aîné Georges. Il avoit en 1653 remplacé Porchères Laugier, et il eut en 1693 Fénelon pour successeur. — Son fauteuil, le 20e, est maintenant celui de M. Dufaure.

[170] C’est comme administrateur de l’économat de l’abbaye qu’il habitoit « cette maison abbatiale », dont on peut voir encore la façade presque intacte au bout de la rue Furstemberg. V. plus haut, t. I, p. 23.

1654. Paul-Philippes de Chavmont, Evesque de Dax[171].

[171] On disoit alors plus communément évêque d’Acqs. Cet évêché de Dax fut supprimé en 1802. Chaumont l’occupa de 1671 à 1684, puis s’en démit. Étoit-ce pour être plus assidu à l’Académie ? Il y avoit, en 1654, remplacé Sérizay, et le président Cousin l’y remplaça en 1697 : « La nécessité de ses fonctions, dit-il de son prédécesseur, le priva pendant quelque temps des avantages de votre société. » Son fauteuil, le 18e, est occupé par M. le comte de Falloux.

1656. Charles Cotin, abbé de Mont-Fronchel, chanoine de Bayeux, rüe Simon-le-Franc[172].

[172] Une des plus fameuses victimes de Boileau et de Molière. L’abbé d’Olivet croyoit qu’il n’avoit été qu’un an chanoine de Bayeux : nommé en 1650, il auroit l’année d’après, « ne voulant pas résider à Bayeux », résigné son canonicat. On voit que c’est une erreur puisque, seize ans après, notre liste le lui attribue encore. Cotin avait, en 1655, succédé à Habert de Cérizy ; en janvier 1682, il eut l’abbé de Dangeau pour successeur. — Son fauteuil, le 21e, est aujourd’hui celui de M. Charles Blanc.

1657. César d’Estrées[173], Cardinal Evesque et Duc de Laon, Pair de France, rüe Barbeth[174].