[161] On aurait dû ajouter — mais ce n’étoit pas l’usage — secrétaire perpétuel. Il l’étoit alors depuis un an, à la place de Conrart. Comme académicien, il avoit succédé à Voiture en 1649, et il fut remplacé lui-même, en 1685, par l’avocat Barbier d’Aucourt. — Son fauteuil, le 12e, est occupé par M. Jules Favre.

[162] Son testament, signé le 11 juillet 1683, est daté de cette adresse, mais avec la simple indication : « rue Montorgueil ».

1650. Jean Dovjat, Docteur Regent, et premier Professeur du Roy en Droit Canon, Conseiller et Historiographe de Sa Majesté[163], rue St Iean de Beauvais[164].

[163] Il avoit succédé au continuateur de l’Astrée, Baro, dont, par la date donnée ici pour l’entrée de Doujat à l’Académie, on connoît approximativement l’époque de la mort, restée autrement assez problématique. (Pellisson, Hist. de l’Acad. franç., édit. Livet, t. I, p. 238.) Doujat eut pour successeur l’abbé Renaudot, en 1689. — Son fauteuil, le 15e, vient d’échoir à M. Henri Martin, par suite de la mort de M. Thiers.

[164] Son titre de professeur en droit canon lui permettoit d’y habiter les Écoles de droit, dont la principale entrée étoit dans cette rue. V. plus haut, t. I, p. 33.

1651. François Charpentier[165], rue de la Verrerie[166].

[165] C’est surtout comme traducteur qu’on le reçut, en 1651, de l’Académie ; il travailla aussi à la rédaction des Voyages de Chardin. — Il occupoit le 16e fauteuil, où il avoit remplacé J. Baudoin, et que l’évêque de Senlis, Chamillard, eut après lui, en 1702. C’est aujourd’hui celui de M. le duc de Broglie.

[166] Il avoit d’abord habité près du Louvre une maison, dont il étoit le propriétaire, mais qu’il avoit dû quitter. Le roi se l’étant réservé « pour le grand dessein du Louvre », Charpentier n’avoit pas eu le droit d’y faire les réparations nécessaires, et c’est pour n’y pas être écrasé sous les ruines que force lui avoit été d’en partir avec tous ses locataires.

François Tallemant, conseiller du Roy, et Premier Aumosnier de Madame, abbé de Val-Chrestien, et prieur de S. Irenée, rue Sainte-Anne, proche celle de la Sourdière[167].

[167] Frère cadet de Tallemant des Réaux. Il est fameux par le vers que sa traduction de Plutarque lui valut de la part de Boileau, et auquel un académicien du même nom et de la même famille, l’abbé Paul Tallemant, qu’on trouvera plus loin, riposta par une lettre très digne, très spirituelle, mais trop peu connue. Elle se trouve dans l’édit. du Racine in-8o de 1768, t. VII, p. 254. Il avoit succédé, en 1669, à J. de Montreuil, et il eut pour successeur, en 1693, Simon de Laloubère. — Son fauteuil, le 13e, est aujourd’hui celui de M. le duc d’Audiffret-Pasquier.