Délogé du Palais-Royal
Depuis que la vertu l’habite.
Fontenelle prit alors un appartement, rue du Faubourg-St-Honoré, près de l’Assomption, où il mourut le 9 janvier 1757, et dont on peut voir la description dans les Annonces affiches de 1758, p. 41-42.
Estienne Pavillon[256], ci-devant avocat général au parlement de Metz[257], rue de Cléry[258].
[256] Il eut pour prédécesseur Benserade, qu’il remplaça en 1691, et pour successeur, en 1705, Brulard de Sillery.
[257] Il s’étoit de bonne heure démis de cette charge et ne s’étoit plus donné qu’au monde et aux lettres.
[258] Il y étoit voisin de son ami Callières, et du trésorier Damon (V. t. I, p. 38) dont la femme reçut souvent l’hommage de ses vers. Lorsque la goutte, qui le cloua chez lui si longtemps, l’eut tout à fait empêché de sortir, il reçut nombreuse compagnie. Le monde, où il n’alloit plus, venoit à lui. V. à ce sujet son Éloge, par un autre de ses voisins, l’abbé Tallemant, dans l’Histoire de l’Académie des inscriptions.
1692. Jacques de Tourreil[259], rue des Douze Portes, près la rue St Louis au Marais[260].
[259] Il avoit succédé à Michel Le Clerc en 1692, et il fut remplacé en 1714 par Rolland-Mallet. Pontchartrain, dont il élevoit le fils, contribua beaucoup à son élection, comme il avoit aidé à celle de Pavillon, son parent.
[260] C’étoit sans doute la maison où Scarron étoit mort, et que Crébillon devoit un peu plus tard habiter si longtemps.