[250] Comme le comte de Crecy qu’on a trouvé plus haut, p. 292, il étoit arrivé à l’Académie, en 1689, à la place de Quinault, par ses services d’ambassadeur. Le cardinal de Fleury le remplaça en 1717.

[251] Il y occupoit, comme l’abbé Tallemant, Pavillon, et plusieurs autres, un de ces nouveaux hôtels qu’on appeloit des « Cléry », et qui mirent, à la fin du XVIIe siècle et au commencement du XVIIIe ce quartier à la mode. Il acheta, en 1709, à Jacques Paget, moyennant 60,000 livres, une maison de la rue Neuve-Saint-Augustin, dont il disposa, en faveur de l’Hôtel-Dieu de Paris, par un legs, déjà mentionné plus haut, t. I, p. 113, note 1. — V. aussi Inventaire des archives hospitalières, Hôtel-Dieu, t. I, p. 79.

Eusèbe Renaudot, prieur de Fossey[252], rue de Richelieu[253].

[252] Il étoit l’aîné des quatorze enfants de Théophraste Renaudot, créateur de la Gazette. Ses écrits ecclésiastiques le firent admettre en 1689, à la place de Doujat. L’abbé Roquette fut son successeur en 1720.

[253] Au coin de la rue Neuve-Saint-Augustin. On voit en effet par le testament de Callières, rappelé tout à l’heure, que sa maison située dans cette rue touchoit à celle de l’abbé Renaudot.

1691. Bernard de Fontenelle, secrétaire de l’Académie des sciences[254], au Palais-Royal[255].

[254] Reçu en 1691, à la place de Villayer, il mourut doyen de l’Académie en 1757, et eut A. L. Séguier pour successeur.

[255] Il avoit d’abord, comme on l’a vu plus haut, p. [293], habité chez son oncle Th. Corneille, puis chez son ami M. des Haguais. Le duc de Chartres, devenu duc d’Orléans en 1701, le logea au Palais-Royal, « dans un galetas », comme il disoit lui-même, pour le dispenser de lui en avoir de la reconnaissance. En 1730, il dut en partir, la dévotion du nouveau duc d’Orléans ne s’accommodant pas de sa philosophie, ce qui fit dire dans une épigramme :

Puis le vieux normand parasite,

D’athéisme monstre infernal,