[3] « Aux environs de la rue Mauconseil. » Édit. de 1691, p. 23.

[4] « Cet or et cet argent tirés, ajoute Liger, p. 394, s’emploient pour les broderies, les galons et les boutons qui se débitent pour les habits. »

Pour l’Or et l’Argent en lingots et grenaille, voyez l’article fait exprès.

Pour le Plomb en balles et en graine, voyez l’article des Armes et Bagages de Guerre et de Chasse.

Le Sieur Guilloüet Taillandier et Ferblantier, à l’entrée de la rue de Gesvres, a un particulier talent pour les plus beaux Ouvrages de Fer blanc et de Leton planez[5].

[5] « Planer, c’est unir la besogne à force de petits coups de marteau ». (Richelet, Dictionn.) — A la suite de l’art. sur le sieur Guillouet, on lit dans l’édit. de 1691, p. 111 : « Le sieur Jo et quelques autres potiers d’étain, près la porte Saint-Marcel, vendent des grandes et petites seringues bien faites et à juste prix. » — La vaisselle d’étain se travailloit avec le plus grand soin. On y étoit parvenu à donner au métal la consistance et le brillant de l’argent. V. Loret, t. II, p. 427-428 ; et Faugère, Voyage de deux Hollandois, à Paris, p. 276.

Pour les Arcs et Ressorts qui sont ouvrages de Taillandier, voyez l’article des Chevaux et Equipages.

Entre les Couteliers renommez pour les Couteaux et les Cizeaux sont le Maitre de l’Eglise rue saint Martin, et le Maitre du Coutelas rue de la Coutelerie, qui a un talent particulier pour les Lames de couteaux de tables qui se montent sur des manches d’argent[6].

[6] Dans l’édition de 1691, p. 59, il n’est recommandé que pour les rasoirs. Le coutelier « du Trèfle », rue de la Coutellerie, qui ne se retrouve plus ici, est indiqué à la même page, comme étant « renommé pour les couteaux ». — Ce trèfle étoit à la fois l’enseigne et la marque de ce coutelier en renom. Nous l’avons vu souvent sur des couteaux des derniers siècles. Toute marque — et chaque coutelier-fabricant avoit la sienne — étoit une propriété qu’aucun autre ne devoit prendre ni contrefaire. (Lettres patentes sur le règlement des ouvrages de quincaillerie et de coutellerie de la ville de Thiers, 24 déc. 1743, art. 2.) Suivant Clicquot-Blervache, Considérat. sur les Compagnies, Sociétés et Maîtrises, p. 165, on offrit jusqu’à 22,000 livres de la marque que Palme, de Thiers, mettoit à ses couteaux : « C’étoit, dit-il, la plus accréditée. »

Entre les Couteliers en réputation pour bien faire et bien repasser les Lancettes, sont les Sieurs Surmont au tiers-point[7] rue saint Julien le Pauvre, et Touyaret au Verre couronné rue de la Coutellerie[8].