[7] Le tiers-point est un outil triangulaire, qui sert surtout aux bourreliers. Louvel, qui l’avoit été, assassina le duc de Berry avec un tiers-point.

[8] Dans l’édition de 1691, p. 59, il est mentionné avec son enseigne, pour la même spécialité des lancettes, mais n’est pas nommé.

L’acier crud est commercé par les Marchands de Fer, et les Instrumens de Moulins pour les Dents, par les Quincailliers, qui vendent d’ailleurs toutes les Marchandises foraines de Coutellerie.

Le Maitre de la Coupe rue Troussevache, est distingué pour les Instrumens de Chirurgie.

On peut par les Messagers de Moulins et de Langres tirer de bons Cizeaux[9] ; et par celuy de Caen, de Couteaux de poche d’une propreté et d’une bonté singulière.

[9] Les couteaux de Langres étoient au moins aussi renommés que ses ciseaux. Les voleurs leur avoient même fait une réputation sinistre : le couteau pour eux étoit un lingre ; et, pour assassiner, ils disoient lingrer. Diderot, on le sait, étoit fils d’un coutelier de Langres.

On fait de très bons Canifs à la Masse et au Pistolet, rue de la Coutellerie[10].

[10] Dans l’édition de 1691, p. 59, c’est « le coutelier de l’Antonnoir (sic), rue aux Ours », qui est recommandé pour les canifs.

Le Sieur le Quin Orfèvre, rue de la Fromagerie[11], fabrique les Instrumens d’argent servant aux Chirurgiens.

[11] C’est le grand-père du tragédien Le Kain, dont le vrai nom n’étoit ni celui qu’il prenoit, ni celui qu’on lui donne ici. Il s’appeloit Caïn. Son acte de naissance, reproduit par Jal, à ce nom, dans son Dictionnaire critique, nous le donne comme né le 3 avril 1729, de Henri Caïn, « marchand orfèvre, rue de la Fromagerie », lequel, ajouterons-nous, avoit succédé à son père dans la même boutique. Pour Caïn, on prononçoit Quin, et même Le Quin, comme on le voit ici. Le nom que prit Lekain, en se mettant au théâtre, fut un compromis entre les deux formes.