1695. Charles Castel de S. Pierre[267], premier Aumosnier de Madame, au Palais-Royal[268].
[267] Élu en 1695 à la place de Bergeret, il fut exclu des séances en 1718, à la suite d’une dénonciation du cardinal de Polignac contre son Discours sur la Polysydonie, dans lequel il attaquoit vivement le gouvernement personnel du feu roi, et demandoit qu’on y substituât l’autorité de plusieurs conseils ou Synodes. On ne lui donna toutefois un successeur qu’à sa mort, en 1743 ; ce fut Maupertuis.
[268] Ce logement au Palais-Royal, qu’il avoit comme aumônier de Madame, mère du Régent, lui fut conservé même après son exclusion de l’Académie.
Jules de Clérambault, abbé de Saint-Taurin, d’Evreux, de Nostre Dame du Lieu-Dieu en Jard, et de St Savin, rue des Bons Enfants, près le palais Royal[269].
[269] Fils du maréchal de Clérambault. Le fauteuil de La Fontaine lui échut en 1695, et « comme il étoit contrefait, dit d’Alembert, les mauvais plaisants prétendirent que c’étoit Ésope qui succédoit à La Fontaine ». L’abbé Massieu le remplaça en 1714.
André Dacier, garde des livres du Cabinet du Roy, au Louvre[270].
[270] Il fut célèbre pour son érudition dans les lettres grecques, mais moins que sa femme, dont La Bruyère demandoit l’admission à l’Académie. Dacier y fut élu, en 1695, pour le fauteuil de l’archevêque de Paris, M. de Harlay. Il étoit déjà garde des livres du cabinet du Louvre, charge que le roi avoit rétablie en sa faveur pour le récompenser de son Recueil sur les Pythagoriciens (V. à la p. préc. l’art. sur l’abbé Bignon). Dacier mourut en 1722. Le cardinal Dubois le remplaça.
1696. Claude Fleury[271], abbé du Loc-Dieu, sous-précepteur de Messeigneurs les Enfants de France, rue St Louis au Marais[272].
[271] Auteur de l’Histoire ecclésiastique. Il fut, en 1696, le successeur de La Bruyère, son ami, et fut remplacé lui-même, en 1722, par le diplomate Adam.
[272] Le roi lui avoit donné l’abbaye de Loc-Dieu, après l’éducation du duc de Vermandois, il lui accorda le prieuré d’Argenteuil après celle du duc de Bourgogne. Dès lors il résida dans ce prieuré, beaucoup plus qu’il ne logea rue Saint-Louis.