1699. Louis Cousin[273], président en la Cour des Monnoyes[274], rue Guenegaud.

[273] Il avoit en 1697 succédé à l’évêque d’Acqs, M. de Chaumont. Le marquis de Mimeure lui succéda en 1707.

[274] V. plus haut, t. I, p. 69. Le président Cousin avoit d’abord été directeur du Journal des savants et censeur royal. Il légua ses livres à la bibliothèque de Saint-Victor, avec un fonds de vingt mille francs pour en augmenter le nombre. V. t. I, p. 137.

1698. Charles Claude Genest[275], abbé de Saint-Vilmer[276], aumosnier ordinaire de Madame la duchesse d’Orléans[277], cloistre Saint Honoré.

[275] Il avoit succédé, en 1698, à Claude Boyer, comme académicien, pour des tragédies qui ne valoient guère mieux que les siennes. Son fauteuil échut après lui, en 1720, à l’abbé Dubos.

[276] Ce bénéfice, de 500 écus de rente au plus, fut tout ce qu’il put obtenir du roi.

[277] Mademoiselle de Blois, fille du roi et de madame de Montespan, avoit eu l’abbé Genest pour précepteur. Devenue femme du duc d’Orléans, futur Régent, elle le garda près d’elle comme aumônier, et lui fit avoir, après la mort du roi, 2,000 fr. de pension sur l’archevêché de Sens.

1699. Jean Baptiste Henry du Trousset de Valincour[278], secrétaire général de la Marine et des Commandements de Monseigneur le comte de Toulouze. Cloistre Nostre-Dame[279].

[278] Bel esprit plutôt qu’auteur, il succéda, en 1699, à Racine son ami. Il eut en 1730 La Faye pour successeur.

[279] Il quitta le Cloître un peu plus tard pour venir habiter l’hôtel du comte de Toulouse, dont il étoit, comme il est dit ici, le secrétaire des commandements. On sait que cet hôtel est aujourd’hui celui de la Banque. M. de Toulouse étant amiral, on comprend que Valincourt, qui l’avoit suivi dans quelques expéditions, et même y avoit été blessé, pût être secrétaire général de la marine.