1701. Louis de Sacy, avocat, rue Beaubourg[280].

[280] Il plaida peu, traduisit beaucoup et n’imagina rien. C’est la coterie du salon de madame de Lambert qui le fit recevoir académicien en 1701, à la place du président Rose. Montesquieu lui succéda en 1728.

Nicolas de Malezieu[281], chancelier de Dombes, à l’Arsenal[282].

[281] Le grand amuseur de la cour de la duchesse du Maine à Paris et à Sceaux. Le fauteuil de l’évêque de Noyon, dont il a été parlé plus haut, lui échut en 1701. Il y fut remplacé en 1727 par le président Bouhier.

[282] Le duc et la duchesse du Maine tenoient leur cour à l’Arsenal, le duc étant grand maître de l’artillerie depuis 1694, il étoit donc naturel que Malézieux y logeât aussi. Sa charge de chancelier de Dombes s’explique de même par la souveraineté du duc sur cette principauté.

Jean Galbert Campistron[283], secrétaire général des galères, rue de Grenelle, fauxbourg Saint Germain[284].

[283] Le singe de Racine, comme on avoit dit de Silius Italicus qu’il étoit celui de Virgile. Il avoit remplacé Segrais en 1701, et il eut Destouches pour successeur en 1723.

[284] La charge de secrétaire général des galères, qu’il avoit eue en 1694 après la mort de Duché, et qui lui fut confirmée par le roi en 1699, lui valoit 3,000 livres. Il la devoit au duc de Vendôme, qui étoit lui-même général des galères, et auquel, après lui avoir été présenté par Racine, il resta toujours attaché.

1702. Jean François de Chamillart[285], Evesque de Senlis[286], et premier aumosnier de Madame la Duchesse de Bourgogne, rue de Richelieu.

[285] C’est sa parenté très proche avec le ministre Chamillart qui l’avoit fait arriver au fauteuil laissé vacant en 1702 par la mort de Charpentier ; il l’occupa jusqu’en 1714. Le maréchal de Villars l’y remplaça.