10. Petite maison à louer presentement 60 escus, ayant cuisine sous terre, cave, chambre et anti-chambre à cheminée de plain-pied, 3 ou 4 cabinets, et une grande terrasse. Adr. et rue comme au précédent.

11. La maison blanche proche la maison rouge[301] à louer présentement à Chaliot, ayant 2 grands corps de logis, quantité de grandes chambres, jardin et court, où il y a savonnerie, et des caves dans les carrières[302]. Adr. chez M. La Mouche, rue de Betisi, à la ville d’Arras.

[301] Guinguette fort à la mode au XVIIe siècle, comme on le voit dans Les Pièces comiques, 1671, pet. in-12, p. 210, 229. Les grandes dames y alloient encore en parties fines du temps de Voltaire. Longchamp, son valet de chambre, nous a dit dans ses Mémoires, t. II, p. 126, tout le débraillé d’un souper qu’y firent Mmes du Chatelet, du Deffand, de Mailly, de Gouvernet et de La Popelinière.

[302] Ce sont les carrières, situées sous l’ancienne butte des Bonshommes, dont on a tant parlé lorsqu’on a dû construire, pour l’exposition dernière, le palais du Trocadéro.

26. Grand Hostel à louer pour Pasques, ayant 2 corps de logis, grande court, basse court, qui sont dans la rue des Maquignons[303], 5 ou 6 remises, 2 escuries pour 30 chevaux, le tout pour 2,700 l. Adr. chez M. le Procureur général de la Chambre des Comptes, rue de Richelieu.

[303] Elle étoit alors nouvelle, comme le marché aux chevaux, auquel elle conduisoit et qui avoit été transporté là quand la Butte Saint-Roch avoit commencé d’être aplanie. On l’appeloit plus communément rue Maquignonne. Au commencement de ce siècle, elle prit le nom de rue de l’Essai. C’est en effet sur tout son parcours, depuis la rue de Poliveau jusqu’au marché, que l’on « essaie » les chevaux à vendre.

27. Grand Hostel à louer ou à vendre présentement propre pour un grand Seigneur, ou pour un grand Bureau ou un grand Magasin ; il y a basse court et des escuries pour 50 chevaux. Adr. audit lieu r. Betisi, proche la rue S. Germain[304].

[304] Lisez : rue des Fossés-St-Germain-l’Auxerrois, qui en étoit le prolongement.

33. Maison à porte cochère à louer ou à vendre presentement, r. du Brac[305], attenant à l’Eglise de la Mercy, ayant escurie, remises et autres appartenances. Adr. chez M. le marquis d’Espinay[306], rue de Richelieu.

[305] Son vrai nom est rue de Braque. Elle le doit à Arnoul de Braque, qui, en 1348, avoit fait bâtir, à l’angle qu’elle forme avec la rue du Chaume, une chapelle devenue plus tard chapelle de la Mercy, reconstruite au XVIIe siècle, démolie à moitié pendant la Révolution, puis enfin remplacée depuis peu par une maison bourgeoise, après avoir été longtemps un magasin de charbons.