62. Celuy qui a le secret infaillible de guérir le miserere, demeure toujours chez M. Le Maire, Peintre du Roy[379], r. S. Thomas du Louvre devant l’hostel de Longueville.
[379] François Lemaire, reçu de l’Académie de peinture en 1657. Il mourut en 1688.
73. Un moulin à bled portatif et aisé à placer où l’on veut, pour moudre à la main, à une et à 2 manivelles à vendre. Adr. au bureau, où on le fera voir s’il est besoin.
100. On continue à vendre d’excellent vin de Beaune et de Volnay en gros et en détail, r. S. Louis au Marais, au coin de la r. S. Anastase.
101. Une personne de condition va faire vendre d’excellent vin de Volnay et de S. Aubin en gros et en détail dans la r. de Richelieu, joignant le logis de M. Le Roy : La Cave sera ouverte après les Roys.
103. Un carrosse à 2 fonds, doublé de damas et velours cramoisi, avec 2 glaces de Venise, le tout fort bon, et le train neuf à vendre à prix raisonnable. Adr. au sieur de Turny à l’échelle du Temple[380], où il faut demander Dupré, et y aller depuis 8 heures du matin jusqu’à 10 pour le trouver.
[380] Échelle patibulaire de la Justice du Temple, placée au coin de la rue des Vieilles-Haudriettes, qui lui dut un de ses anciens noms, et de la rue du Temple. Il en est parlé dans les registres du Châtelet de 1391, et, jusqu’à l’époque de la Fronde, elle resta intacte. Elle fut brûlée alors par quelques gentilshommes frondeurs. Il ne resta qu’un des montants. V. dans le La Fontaine de la Collect. Elzevirienne, t. III, p. 259, une note communiquée par nous.
105. Le Recueil de tous les Vers mis en chant jusqu’en 1670, en 6 vol.[381] faisant près de 2,000 chansons : se vend ensemble ou séparément chez C. Barbin et G. de Luines au Palais, et chez un Chandelier devant la Croix des Petits Champs[382] ; avec les livres d’airs gravez de M. Lambert[383], in-4o et in-8o, et un traité curieux de la méthode de chanter, le tout en gros ou en détail.
[381] C’est le Recueil des plus beaux vers qui ont été mis en chant, publié d’abord en trois parties par Charles Sercy, 1661, in-12, et repris par Barbin et De Luynes, qui l’augmentèrent de trois parties nouvelles en le continuant de 1661 jusqu’à 1670. Je ne crois pas qu’ainsi complété il se trouve dans aucune bibliothèque. Brunet, du moins, dernière édition, t. IV, col. 1167, n’en signale pas d’exemplaire.
[382] Ou Croix de Bon-Puits. Elle se trouvoit au carrefour des rues du Bouloy et des Petits-Champs, qui, à cause d’elle, s’appela plus tard et s’appelle encore rue Croix-des-Petits-Champs.