Il y a une autre manufacture de Chandelle fauxbourg saint Antoine devant la Halle, où la plus belle Chandelle n’est qu’à sept sols la livre[8].
[8] Cette manufacture de chandelles étoit tenue, en 1676, par un nommé Orléans, qui, ayant voulu joindre à la vente de ses produits celle de l’huile d’olive, absolument interdite aux chandeliers, dut subir, le 14 mars, une saisie, dont nous avons vu le procès-verbal imprimé. — Il se trouvoit, au même faubourg, une autre fabrique de chandelles tenue par les frères Brès. (Correspondance du Contrôleurs généraux, no 1177.)
Le marché au Suif[9] se tient tous les Jeudis dans la vieille place aux Veaux[10].
[9] On savoit déjà l’épurer avec une certaine perfection, et l’on obtenoit ainsi des « chandelles de suif, façon de bougies », pour lesquelles un valet de chambre de Monsieur avoit obtenu privilége en 1669. — Plus tard, à la fin de mars 1728, s’ouvrit, rue Saint-Martin, à l’Hôtel des Quatre Provinces, une fabrique de chandelles d’une épuration plus irréprochable encore. V. un fragment des Nouvelles à la main de cette époque dans le Bullet. des Biblioph. 1846, p. 860.
[10] Elle se trouvoit entre la rue Saint-Jacques-la-Boucherie et la rue Planche-Mibray. La famille des Saint-Yon, qui, au XIVe siècle, y tenoit sa boucherie, lui avoit longtemps donné son nom. On l’appela la Vieille Place aux Veaux à partir de 1646, lorsqu’une nouvelle place eut été créée pour ce marché, sur le quai des Ormes.
Le Grenier à Sel est à l’entrée du quay de la Mégisserie et rue saint Germain l’Auxerrois[11].
[11] Il étoit près de la rue de la Saunerie, qui lui devoit son nom.
Pour les Œufs, Beurre, Fromages et Legumes, voyez l’article de ces denrées.
Les Chantiers où se vendent les Bois à bruler, sont à la porte saint Antoine, à la porte saint Bernard, et à la Grenouillere[12].
[12] Le quai d’Orsay, aujourd’hui. Quand furent bâtis les hôtels de la rue de Lille, les propriétaires se plaignirent de ces chantiers, qui leur masquoient la Seine, et qui étoient, pour eux, un continuel danger d’incendie. Ils ne purent rien obtenir. Les mss. légués par Beffara à l’Hôtel de Ville contenoient à ce sujet de curieuses pièces. Ces chantiers ont existé jusqu’à nos jours. Le palais de la Cour des Comptes a remplacé le dernier, qui étoit immense. C’est dans un autre plus rapproché de la rue de Bourgogne, qu’Adrienne Lecouvreur, à qui l’Église refusoit une sépulture en terre sainte, fut clandestinement enterrée en 1730.