On vend aussi du Bois neuf, des Cottrets et des Fagots sur le quay de l’Ecole[13], sur le quay de la Grève, et au Port saint Paul.

[13] Le Pédant joué, de Cyrano de Bergerac (acte II, scène 4), a rendu célèbres, nous l’avons déjà dit, les cotrets du quai de l’École. « Granger. Eh ! qu’allois-tu faire à l’École, baudet ? — Corbinelli. Mon maître s’étant souvenu du commandement que vous lui avez fait d’acheter quelque bagatelle qui fût rare à Venise, et de peu de valeur à Paris, pour en régaler son oncle, s’étoit imaginé qu’une douzaine de cotrets n’étant pas chers, et ne s’en trouvant pas par toute l’Europe de mignons comme en cette ville, il en devoit porter là bas : c’est pourquoi nous passions par l’École pour en acheter. »

Le Charbon se vend sur le Port de la Grève.

On trouve quelquefois sur les Ports et dans les Chantiers du Bois de rebut qui se donne à bon marché.

ETOFFES.

Le Bureau des Marchands Drapiers est dans la rue des Déchargeurs[1].

[1] Le portail de cette maison des Drapiers, d’un beau style dorique, dont Piganiol (t. II, p. 176) regrette qu’on eût trop tôt gâté les sculptures « par une couleur à l’huile », avoit été construit, avant 1675, par Jacques Bruant. On l’a conservé, lorsque la maison fut démolie, et il sera rétabli, tel qu’il étoit, dans l’ancien jardin de l’hôtel Carnavalet.

Celuy des Marchands Merciers Grossiers, qui vendent les Etoffes de soyes et autres petites Etoffes, sera indiqué dans l’article de la Mercerie.

Pour les petites Etoffes de l’aport de Paris, voyez l’article des Tapisseries et Marchandises ordinaires.

Entre les Marchands Drapiers qui ont de gros fonds et qui font de grandes fournitures, sont dans la rue saint Honoré[2] :