[2] « Depuis les piliers des Halles, dit Sauval (t. I, p. 142), jusqu’à la rue d’Orléans, ce ne sont que gros marchands merciers. »

Messieurs de Vins au Grand Loüis[3] ; les frères Berny au Château couronné ; Faré et Paris au Grand Monarque, Charon au chateau de Vincenne, Yon au Grand Turc[4], Boucher au Lion d’argent[5], le Large à la Clef d’argent, et Forquin au Croissant d’argent, rue de l’Arbre sec, Messieurs les frères Brochand à la Trinité[6] ; près l’aport de Paris, Messieurs Tourau[7] au Cheval noir, Revelois[8] et Arsan à la Croix de fer, et Caron aux deux Moines rue des Fourreurs, M. Porcher, rue de Bussy, M. Vassal[9], etc.

[3] « Monsieur Devins, au grand Louis, rue Saint-Honoré, fournit des draps pour les personnes royales, dont il fait d’ailleurs grand commerce. » Édit. 1691, p. 63. — On écrivoit aussi De Vins. De 1676 à 1683, un De Vins fut conseiller de ville et échevin. C’étoit sans doute celui-ci. Comme drapier, et faisant par conséquent partie des six corps, il avoit le droit d’arriver à l’échevinage et au titre de juge-consul. — Il existe, au Cabinet des médailles, un jeton des drapiers, avec le nom de J. de Vin, et la date de 1703 à l’exergue.

[4] Cette enseigne du Grand Turc existoit encore, et pour le même commerce, en 1789, rue Saint-Honoré. Buffault, que la protection de Mad. Du Barry fit directeur des octrois de Paris, ce qui lui permit de donner son nom à une rue nouvelle, l’avoit rendue célèbre. (État actuel de Paris, 1789, in-32, Quart. du Louvre, p. 77.)

[5] Au coin de la rue des Prouvaires. La boutique existe toujours avec sa devanture en boiserie du meilleur style. Le Lion d’argent, qui se voyoit encore, il y a quelques années, dans un médaillon au-dessus de la porte, a seul disparu.

[6] « Où sont fournies toutes les étoffes pour les livrées du Roy. » Édit. 1691, p. 63. — Les Brochand étoient très-célèbres dans le commerce de Paris. Plusieurs furent échevins ou juges-consuls. Ils touchoient aux Poquelin de la branche riche, qui n’étoit pas celle à laquelle nous devons Molière. Leur généalogie complète existe aux Mss. de la Biblioth. Nat. Un d’eux, qui avoit été consul, possédoit une magnifique maison à Fontenay-aux-Roses. (V. Piganiol, t. IX, p. 241.)

[7] Lisez Thourou. Nous trouvons son nom ainsi écrit dans un arrêt du Conseil d’État, du 11 oct. 1687, servant de règlement entre les drapiers et les merciers, et dénommant tous ceux de ces derniers qui avoient opté pour la draperie et s’y étoient fait recevoir.

[8] Il est nommé Adrien Revelois dans l’arrêt que nous venons de citer. Celui qui suit ici, et qui sans doute étoit son associé, y est nommé François Hersant.

[9] Louis Vassal.

M. Sauvage[10] rue S. Denis fait encore un grand détail de Draperie.