[3] Ce sont des veuves de maîtres, qui continuoient, avec la même maîtrise, le commerce de leur mari. Dans la librairie surtout et l’imprimerie cette succession des veuves, à Paris du moins, étoit un droit : « A Paris, lisons-nous dans un document du temps de la Régence, les veuves des Libraires et Imprimeurs sont dans une possession constante de continuer la profession de leurs maris. » Minutes des Lettres du Conseil pour 1717, p. 14, à la Biblioth. du Ministère de l’Intérieur.
Entre les Marchands Chapeliers qui tiennent boutique et qui font un grand détail, sont Messieurs Herard rue saint Honoré au Grand Mousquetaire, Vernault rue de l’Arbre sec, le Lievre et Verron place Maubert, Buquet, le Camus et Halé cadet fauxbourg saint Marcel, le Page et Fery Pont Notre Dame, Joffroy près l’aport de Paris, les Frères Gasteliers Pont au Change[4], Aprin Pont Saint Michel au Loüis d’argent, Menil rue aux Ours, Santerre rue des Juifs, etc.[5].
[4] Les vieux chapeaux, dont le commerce n’étoit pas moins considérable que celui des neufs, se vendoient tout près de là : « pour la commodité de bien des gens, dit Liger, p. 400, on vend des vieux chapeaux repassez sous le petit Châtelet. » C’est là que se fournissoit le poëte besogneux, dont Monteil possédoit manuscrite une requête rimée au prince de Turenne :
Je chercherai des nippes au hazard…
Au Châtelet, à bon marché un feutre,
Castor tout neuf est trop cher pour un pleutre.
Il a paru dans la Revue des Provinces de juin 1865 ; p. 531, à l’article Varia, un curieux fragment inédit de l’abbé de Choisy sur ce que devenoient sous Louis XIV les vieux castors.
[5] « Il y a un grand magazin de chapeaux rue des Assis (Arcis) ; un autre rue des Boucheries, faubourg Saint-Germain, et un autre rue Saint-Denis, au grand Signe. » Édit. 1691, p. 26.
OUVRAGES ET MARCHANDISES
DE CORDONNIERS.
La Halle aux Cuirs est au bout de la rue de la Lingerie, où arrivent tous les Cuirs forains[1].