[1] On y vendoit spécialement « les cuirs à soulier », suivant l’édit. de 1691, p. 37.

Le Bureau de la marque des Cuirs où l’on paye le sol pour livre[2], est rue Betizy[3].

[2] « Le bureau du sol pour livre pour les vendeurs de cuir. » Édit. 1691, p. 36.

[3] « Devant l’hôtel de Montbason. » Id.

Le Bureau des Maîtres et Marchands Cordonniers, est sur le quay de la Mégisserie près le Chatelet[4].

[4] A quelque distance, se trouvoit un débit de marchandises dont parle la 1re édit., p. 37, et qui n’est mentionné nulle part dans celle-ci : « les vrais maroquins du Levant se vendent chez divers marchands pelletiers qui ont leurs boutiques et magasins près l’égoût du grand Châtelet, et qui font, d’ailleurs, commerce de buffles, de chamois et de toutes sortes de peaux. » Un peu plus haut, se lit cet autre détail : « la manufacture des maroquins rouges, façon du Levant, est dans la rue de Charonne, faubourg Saint-Antoine. » La comtesse de Beuvron avoit fait accorder le privilége d’une fabrique pareille, dont nous avons parlé t. I, p. 109, sous la condition d’une grosse part dans les bénéfices. (Correspondance administrat. de Louis XIV, t. III, Introduction, p. LV.)

Il y a pour les Cuirs de Paris un grand nombre de Corroyeurs rue de la Tannerie, rue Marivaux, cloitre saint Jacques de la Boucherie, et fauxbourg saint Marcel aux environs des Gobelins.

Il y a plusieurs Marchands Cordonniers qui vendent des souliers tous faits aux Halles, rue Notre Dame, rue Dauphine, rue de Bussy et rue sainte Marguerite[5].

[5] Ces souliers tout faits se vendoient principalement aux Halles, où il en venoit de toute la France. Le Berry en fournissoit beaucoup, la Flandre de même. Déjà, sous Henri IV, tout ce qu’elle avoit de vieux souliers étoit expédié à Paris, où on les remettoit à neuf. (Montchrestien, Traité de l’Œconomie politique, 1615, in-4o, p. 108.)

Entre les fameux Cordonniers pour hommes qui servent un grand nombre de personnes de considération, sont les Sieurs Lucas vieille rue du Temple, Carré rue de la vieille Bouclerie, Perrot rue de la Verrerie, des Ordres rue saint Jacques, Raverdy rue saint André, Chiroir sur les fossez saint Michel, Malbeau rue de la Harpe, le Breton rue Dauphine, Poiree rue des Nonnandieres, Soyer porte saint Germain, Parent et le Basque rue de Bussy, Loziers rue de Seine, Halloz rue Galande, etc.[6]