Entre les Orlogeurs qui sont en réputation pour les Montres et Pendules, sont Messieurs Turet aux Galeries du Louvre[1], de Mergue Cour Neuve du Palais, Cribelin rue de Bussy, etc.

[1] Il avoit ce logement des galeries depuis le 30 janvier 1686 : « Isaac Turet, écrit G. Brice, horloger de l’Académie des Sciences, qui a beaucoup contribué à perfectionner la pendule. » (3e édit., t. I, p. 73.) Il ne faut pas le confondre avec Huret « horlogeur du Roy », gendre de Bérain.

Le Sieur Chambon habile Guainier, demeure Cour neuve du Palais.

Le Sieur le Sansonnier Ecrivain Juré de l’Université, a le talent de bien dresser et de bien écrire les Placets sur quelque sujet que ce soit, dont il garde religieusement le secret[2], son Bureau est à l’Hôtel de la Préférence sous le Cadran de l’Eglise des Innocens.

[2] Blegny nous surfait beaucoup l’honnêteté de l’écrivain-juré. Il n’étoit rien moins que sûr. Il fut compromis, en 1699, avec les prévaricateurs du commerce des blés et arrêté. Les détails de son affaire se trouvent dans les mss. Delamarre, à la Biblioth. Nat., no 21,644, p. 187.

Le Sieur le Febvre rue de Venise au quartier de la rue Quinquempoix, vend et loue des chevaux à toutes mains.

Nicolas le Heurteur, aporte à Paris de Fleury-la-Forest en Normandie, toutes sortes de boettes de Liettiers[3] qu’il vend en gros à juste prix ; il vient ordinairement deux fois le mois et loge rue Montorgueil à l’image saint Nicolas.

[3] C’est laïettier qu’il faut lire. La « laïette » n’étoit, en effet alors, qu’une de ces sortes de boîtes qu’on faisoit venir de Fleury-la-Forest, près les Andelys, d’où il n’en vient plus : « petit coffre de bois, dit Richelet, qui n’a qu’une simple serrure, et qui n’est couvert ni de peau ni de cuir. »

Le Bois d’Ebène et de Gayac, sont commercez en gros par M. Coquart rue Simon le Franc.

La Dame Passavant[4] près la Magdelaine a le talent de bien faire les Bonnets carrez.