Pour les Fleurs et les Animaux, Messieurs de Fontenay[35] près le Palais Royal, Huliot[36] rue Bourlabé, etc.
[35] Jean-Baptiste Belin de Fontenay, de Caen : « Il avoit, dit d’Argenville, un vrai talent pour peindre les fleurs. » Aussi est-ce comme peintre-fleuriste qu’il fut reçu à l’Académie, le 30 août 1687. Il mourut le 12 février 1715, à soixante-un ans.
[36] Claude Huilliot, de Reims, fut reçu à l’Académie, comme peintre-fleuriste, le 7 nov. 1664, et mourut le 6 août 1702, à soixante-dix-sept ans.
Pour les ordres d’Architecture, Messieurs Anguerre[37] et Francart[38] aux Gobelins, Simon rue des Petits Champs.
[37] Guillaume Anguier, frère des deux célèbres sculpteurs normands, François et Michel Anguier. Dans l’Éloge qu’il a fait de celui-ci, Guillet de Saint-Georges, d’accord avec Blegny, nous donne Guillaume Anguier, comme étant « fort recherché pour les tableaux d’architecture et les ornements ». Il mourut aux Gobelins, où nous le voyons déjà logé, le 18 juin 1708, à quatre-vingts ans.
[38] Frère cadet de François Francart, qui avoit été le peintre des décorations de Molière au Petit-Bourbon et au théâtre du Palais-Royal. On le trouve lui-même qualifié « peintre des bâtiments du Roy », en 1672. Suivant Jal, dans un de ses Errata, il mourut en 1692, l’année même où Blegny le nommoit ici.
Pour la Mignature M. Deflan[39] rue de Guénegaud, Penel rue neuve des Petits Champs, Compardel[40] quay de la Mégisserie, Bonnet quay des Morfondus[41], Lucet rue du Four fauxbourg S. Germain.
[39] Abraham De Lan, et non Deflan, beau-frère du sculpteur Van-Clève, qu’on trouvera plus bas, p. 101. Jal fait naître De Lan en 1659, et mourir en 1722.
[40] On le connoît par des plans d’une admirable enluminure. De Bure en possédoit un, qu’il avoit fait du bois de Boulogne (V. son Catalogue, p. 11). M. le marquis de Maleyssie en exposa toute une collection : Plans des forêts, bois et buissons du département de la grande Maîtrise des Eaux et Forêts de l’Ile-de-France, Brie, Perche, Picardie et pays reconquis, 1688, à l’exposition archéologique et artistique de Chartres, en 1858. (Rev. des Soc. sav., 1859, t. I, p. 737.) Compardel fit aussi des miniatures de livres. Il passa à la célèbre vente de M. le baron Pichon un petit volume in-16, aux armes de la grande Mademoiselle : Occupations de l’Ame pendant le saint sacrifice de la Messe, avec neuf miniatures, dont cinq étoient signées de lui. Ce Ms. venoit aussi de la vente De Bure, où il avoit été payé 1,530 francs.
[41] Sylvain Bonnet, de Romorantin, suivant l’inscription de son portrait gravé, ou de Blois, suivant le Ms. de la Bibliothèque Nat. : Extrait des noms des plus célèbres peintres, 1679. Le frontispice des Hommes illustres de Perrault est de lui. En 1672, il se qualifioit « peintre de feue Madame, duchesse d’Orléans ». Alors déjà, il logeoit quai de l’Horloge ou des Morfondus. C’est lui qui, appelé par erreur Monet dans le Carpentariana, p. 79, y est qualifié « le premier homme que nous ayons pour exceller dans les portraits en miniature ». Suivant le même livre, il avoit étudié le dessin chez Chauveau.