Mesdemoiselles Bonnard rue saint Jacques, et le Febvre rue de Richelieu peignent aussi en mignature.

Pour la Mignature en Email, Messieurs Petitot[42] rue de l’Université[43], Perrault rue du Chantre, le Brun rue neuve des Petits Champs[44], etc.

[42] Jean Petitot, dont le nom nous dispense de tout détail. Au moment même où Blegny le faisait figurer ici, il mouroit à Genève, sa ville natale. La Révocation de l’Edit de Nantes, qui n’avoit pu le décider à se convertir, l’avoit enfin forcé d’y retourner après quelques années de résistance, où toutes les obsessions, même celles de Bossuet, avoient été inutiles.

[43] Il y logeoit en face de l’hôtel Tambonneau, que remplace aujourd’hui, nous l’avons dit plus haut, la rue du Pré-aux-Clercs. G. Brice, après nous avoir donné son adresse dans sa première édition (1684, in-12, t. II, p. 202), ajoute : « C’est lui qui fait ces beaux portraits en émail, que l’on enchasse dans des bordures de diamants, dont on fait des présents aux ambassadeurs, ou des bracelets qui ne sont pas ordinairement plus grands qu’une pièce de quinze sous, et qui, souvent, sont beaucoup plus petits. » Richelet, dans les Remarques mises en tête de la 1re édition de son Dictionn., parle ainsi, p. 46, de Petitot et de son émule, Bordier, que Blegny n’auroit pas dû oublier ici : « Monsieur Bordier et monsieur Petitot sont les plus fameux peintres en émail de Paris, et les premiers qui ont fait des portraits en émail. On ne faisoit avant eux que des fleurs et autres petites gentillesses. » Il ajoute ensuite ces détails curieux : « Un portrait en émail, grand comme la paume de la main, vaut quarante ou cinquante pistoles, quand il est fait par un habile peintre, et les plus petits quinze et vingt pistoles. »

[44] Son art. dans l’édit. de 1691 est au chap. XI, p. 24. Il y figure seul pour son genre de peinture : « Le sieur Lebrun, qui fait de beaux portraits en émail, demeure rue Neuve-des-Petits-Champs. »

Pour le Pastel, Messieurs Vencelin rue saint Martin[45], Viviers[46] quay de l’Ecole, Desgranges rue Tictonne, etc.

[45] C’est au chap. XI : du Commerce de Curiositez, qu’il figure, et là, sous son vrai nom et avec son père, dans l’édit. de 1691, p. 24 : « M. Vercelin, rue Saint-Martin, au Porcelet d’or, a de très-beaux tableaux, et M. son fils peint très-bien en pastel et en mignature. » — Jacques Versellin fut reçu, comme peintre miniaturiste, le 7 juin 1687, à l’Académie. Il mourut le 18 juin 1718, à soixante-treize ans.

[46] Joseph Vivien, et non Vivier, né à Lyon en 1657. Il fut reçu de l’Académie, comme peintre au pastel, le 30 juillet 1701, et mourut à Bonn, le 5 décembre 1735. Le meilleur portrait que l’on possède de Fénelon est de lui. L’original se trouve à Munich. V. Catal. de la Pinacothèque, p. 76, no 398.

Il en est de même des Sculpteurs qui pour être généralement habiles, ne laissent pas d’avoir de particuliers talens, par exemple.

Pour les Statües, Messieurs Girardon aux Galeries du Louvre[47], des Jardins fauxbourg Montmartre, Coisseveaux et Baptiste aux Gobelins[48], le Comte rue sainte Apoline[49], Renaudin aux Galeries du Louvre[50], Vancleve à la Ville neuve[51], Lespingola[52] à la Butte saint Roch, le Gros[53] porte de Richelieu, Tuby aux Gobelins[54], Flamand au Cabinet du Roy[55], Mazeline à la Ville neuve, Jouvenet rue des Jeusneurs[56], le Grand rue Montmartre, etc.