Pour les Etoffes concernant le Theâtre et le Carnaval, voyez l’article des Passetemps et Menus Plaisirs[23].
[23] T. I, p. 269.
LINGES, POINTS ET DENTELLES
DE FIL.
Messieurs Bourdet rue Troussevache, Moret rue du plat d’Etain, Thuisy rue du Coq[1], Thuiard rue Chanverrerie, Doujat, rue Dauphine à la ville de Bruxelle[2], etc., tiennent magasin de Toilles et de Dentelles.
[1] Il est seul nommé dans l’édit. de 1691, p. 25.
[2] Peut-être faut-il lire Boujat ou Bougeat, nom du marchand de dentelles à qui l’on accusoit Richelet d’avoir dédié son Recueil de lettres, vers ce temps-là. (Sentim. crit. sur les Caract. de La Bruyère, p. 75-76.) Richelet, qui demeuroit rue des Boucheries (v. t. I, p. 259), étoit presque son voisin.
Il y a un grand nombre de magasins pour les Points et Dentelles rue des Bourdonnois et rue saint Denis devant le Sepulcre[3].
[3] Dans l’édit. précédente, « la rue Betizy » est au nombre de celles où « les points et dentelles se vendent en plusieurs boutiques et magasins ». — Il n’y a plus aujourd’hui de cet ancien commerce, dans la rue des Bourdonnois, que des magasins de bonneterie et de toiles.
Il y a aussi plusieurs boutiques de Lingeres qui vendent des Dentelles et Garnitures de tête au Palais[4] sur le quay de Gesvres et sous les galeries des Innocens[5].
[4] Elles étoient les plus en renom. Corneille, dans sa pièce la Galerie du Palais, jouée en 1634, n’a pas oublié les scènes pour la lingère. Ce sont les 12, 13 et 14es du IVe acte. On joua plus tard, à la Comédie italienne, une farce, la Lingère du Palais, où Arlequin, dans une scène d’invectives avec la marchande, lui dit entre autres choses : « Tais-toi, vendeuse de points d’Angleterre faits à Paris. » Leur réputation étoit mauvaise. Sauval, t. I, p. 147, cite des statuts qui les assimilent aux filles.