[11] « Je vous diray, écrit encore Maubois, que tous les princes me font l’honneur de me venir veoir travailler. »

[12] Maubois eut une fille, d’autres — tels que Hulot dans son livre, l’Art du Tourneur — disent une sœur, qui fut presque aussi habile que lui. Elle apprit à tourner au comte de Clermont, à Louis XV, encore enfant, et même, s’il faut en croire le Mercure (juin-juillet 1721, p. 121), au fils de l’ambassadeur turc.

Les Maçons Entrepreneurs denommez dans l’article des Batimens du Roy, entreprennent aussi pour le public.

Entre ceux des autres Maitres Maçons qui entreprennent aussi dans le public les plus considérables edifices, sont Messieurs Tarrade rue des Orties, Bertier[13] rue Neuve saint Roch, Guezard rue Royalle, Macon rue du Roy de Sicile, Tricot rue Jean Robert, Thevenot rue saint Claude du Marais, Perdeau place des Victoires, Convers Isle Notre Dame, Rohais quartier S. Germain, Bergeron le jeune rue Royale, butte S. Roch[14], etc.

[13] Nicolas Bertier. L’Almanach royal de 1702 le loge près de la porte Gaillon, c’est-à-dire à l’endroit environ où se trouve aujourd’hui la fontaine.

[14] Ce fut jusqu’à la Révolution le nom de la rue des Moulins, depuis la rue des Petits-Champs jusqu’à la rue Thérèse.

Pour les compagnons Maçons, Manœuvres, Limosins, etc., voyez l’article des Domestiques et Ouvriers.

A l’égard des Matéreaux[15] servans à la construction des ouvrages de Maçonnerie, on les peut trouver aux prix et aux endroits ci-après designez ; par exemple, le muid de Chaux de Melun qui arrive au Port saint Paul[16], coute rendu à l’attelier 48 livres.

[15] C’est encore ainsi que prononcent beaucoup d’artisans, surtout en province. A l’époque même de Blegny, cette prononciation passoit pour vicieuse : « Il n’y a que ceux qui ne savent pas parler qui disent matéreaux », écrit Richelet dans son Dictionnaire, 1688, in-4o.

[16] « Le pavé et la chaux se vendent au port Saint-Paul, près les Celestins. » Édit. 1691, p. 38.