«A propos, monsieur, je ne vous ai pas renvoyé tous vos bijoux, il m'en reste encore un que je vais vous remettre.»
En disant cela, je pris la clef que F... m'avait donnée et je me défis à ses yeux de la ceinture mystérieuse que je lui remis avec des éclats de rire, dont il fut si confus qu'il se retira sans avoir la force de parler[18].»
Au dix-neuvième siècle, on trouve encore quelques vestiges de l'usage immodeste; et de temps en temps, à notre époque même, la chronique des tribunaux doit enregistrer des plaintes dans le genre de celle de la demoiselle Lajon, pour laquelle plaida maître Freydier, avocat à Nîmes, en 1750.
L'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, qui a institué, en 1879, une enquête sur ce sujet délicat, a rassemblé quelques documents intéressants. L'un des plus curieux, c'est la publication du prospectus communiqué, dix ans auparavant, à l'auteur de l'article, par un bandagiste de Reims, à qui l'on offrait d'être dépositaire d'un appareil «gardien de la fidélité des femmes».
PLUS DE VIOLS
APPAREIL GARDIEN DE LA FIDÉLITÉ
DES FEMMES
Avec armure et serrure simple, 120 francs.
Avec armure et serrure soignées et de luxe, 180 francs.
Avec armure et serrure d'argent, le tout très soigné, 320 francs.
On l'expédie moyennant un bon sur la poste, à l'ordre de M. Cambon, notaire à Cassagne-Comtaux, par Rignac (Aveyron), chargé de recevoir les fonds et d'en être garant.