Une semblable invention n'a pas besoin d'éloges, chacun sent les services qu'elle peut rendre. Grâce à elle, on pourra mettre les jeunes filles à l'abri de ces malheurs qui les couvrent de honte et plongent les familles dans le deuil. Le mari quittera sa femme sans crainte d'être outragé dans son honneur et dans ses affections. Bien des discussions, bien des turpitudes cesseront.
Les pères seront sûrs d'être pères et n'auront pas la terrible pensée que leurs enfants peuvent être les enfants d'un autre, et il leur sera possible d'avoir sous la clef des choses plus précieuses que l'or.
Dans un temps de désordre comme celui où nous vivons, où il y a tant d'époux dupes, tant de mères trompées, j'ai cru faire une bonne action et rendre service à la société, en lui offrant une invention destinée à protéger les bonnes mœurs. Et il a fallu être bien sûr de son utilité pour l'annoncer et braver les plaisanteries qui l'entoureront.
On dira que l'entreprise est folle.
Mais quel est le plus fou, l'inventeur de la camisole de force ou ceux qui en ont besoin?
Paris, imprimerie Walder, rue Bonaparte, 44.
P. c. c.: G. J.
Cette communication était complétée, quelques années plus tard, par la copie d'un prospectus relatif à une brochure parue en 1885:
PLUS DE VIOLS!
DE L'EDOZONE[19] OU CEINTURE DE PUDEUR
ET D'AUTRES APPAREILS