Et elle pesa avec emphase sur ce dernier mot.
--Délima a choisi un jeune homme pauvre, et il faut qu'elle en subisse les conséquences, dit Armand avec le plus grand calme. Au lieu de sortir avec elle, j'avais à écrire.
Pour l'argent que l'écriture rapporte, elle aurait pu être remise pour quelques temps. Mais Armand, vous avez des amis qui sont riches et qui pourraient et auraient la volonté de vous aider, si seulement votre orgueil vous permettait de vous adresser à eux.
Dans cette dernière phrase madame Martel avait touché l'impardonnable tort qui se trouvait au fond de presque toute la persécution dont Armand était l'objet.
--Je vous ai déjà dit, madame Martel, que je ne souffrirais aucune intervention sur ce sujet.
--Les gens pauvres ne devraient pas être aussi précieux!
Et madame Martel regarda l'horloge comme si elle lui adressait cette observation.
--Vous devriez vous rappeler, ajouta-t-elle, que vous avez à présent une jeune femme qui dépend de vous.
Ici Délima fondit en larmes. Armand se leva précipitamment de table et sortit de la chambre.
--Je crois que si vous continuez sur ce ton, vous forcerez bientôt Le nouveau marié à se promener à son compte. Il trouvera c'est le seul moyen de s'assurer un peu de paix.