Emplette, est féminin et ne se dit que d'un achat de petits meubles ou de certaines marchandises vendues en détail: on fait emplette d'une boîte, d'un couteau et non d'une maison, de cent kilogrammes de café.
Employé.—Ne dites pas: le voilà ruiné, c'est bien employé; dites, il le mérite bien; il a ce qu'il mérite; c'est bien fait; il paie sa faute.
Empocheter, mettre en poche; dites empocher: à mesure qu'il gagne de l'argent au jeu, il l'empoche.
Empois, colle d'amidon, est masculin: de l'empois épais.
Emporter, v. a.—Ne dites pas: cet élève a emporté tous les prix de sa classe; dites, a remporté...
Empresser (s'), prend la prép. à devant un infinitif, lorsqu'il signifie, agir avec une ardeur inquiète, se donner du mouvement pour réussir: celui qui paraît le plus empressé à nous plaire, est plus occupé de lui que de nous. Il prend de, lorsqu'il veut dire simplement se hâter: s'empresser de parler; je m'empresserai de l'avertir.
Emprunter.—Il prend à et de devant le nom de la personne qui prête, lorsqu'il signifie, demander et recevoir en prêt: emprunter de l'argent à quelqu'un ou de quelqu'un; emprunter une pensée à un auteur ou d'un auteur; emprunter un mot au latin ou du latin. Cependant, dans le sens de tirer, recevoir, devoir à, il prend toujours de: ce raisonnement emprunte (tire) de la circonstance présente une nouvelle force; la lune emprunte (reçoit) sa lumière du soleil. Voyez [prêter].
En.—Ne dites pas: en Féronstrée, en Vinave-d'Ile, mais, dans la rue Féronstrée, dans la rue Vinave-d'Ile.
2. Ne dites pas: je n'en ai qu'un de canif; dites, je n'ai qu'un canif; en est de trop.
3. Ne dites pas: avoir part en l'amitié de quelqu'un, mais, à l'amitié de quelqu'un.