Équestre, équiangle, équidique, équidistant, équilatéral, équilatère, équimultiple, équipollence, équiries, équitation: prononcez écues-tre, écui-angle, écuidique, écuitation,... et non, ekestre, ekiangle, ekidique, ekitation,... ni écouestre, écouiangle, écouidique, écouitation....
2. On ne saurait trop s'attacher dans la prononciation à bien distinguer ui, ues de oui, oues; beaucoup de personnes, ne soupçonnant pas même cette différence, prononcent généralement et impertubablement les ui comme des oui, et font, par exemple enfouir (se cacher sous terre) de s'enfuir (prendre la fuite): voyez [aiguiser] et [ui].
Équinoxe, équinoxial, équerre, équivaloir, équivalent; prononcez ékinoxe, ékère, ékivaloir, etc.
Er final.—Dans le discours soutenu, et surtout dans les vers, l'r finale dans l'infinitif des verbes en er se lie avec la voyelle du mot suivant; er se prononce alors ère et non ére: aimer à jouer; folâtrer et rire. Dans la conversation, ces sortes de liaisons seraient affectées et ridicules. (Hennebert.)
Érésipèle, tumeur inflammatoire sur la peau, est masculin, érésipèle dartreux; on disait autrefois érysipèle, ce qui est plus conforme à l'étymologie.
2. Ne dites pas résipèle: mon frère à la résipèle; ne dites pas non plus la rose pour l'érésipèle.
Ergot: voyez [argot].
Ériger.—Ne dites pas: le canal a été érigé en 1850; dites, ... creusé.—Ériger, signifie élever: ériger un monument, une statue.
Ermite, ermitage, erminette (sorte de hache): on écrit aussi, mais moins souvent, hermite, hermitage, herminette.
Errer, errant, erratum, errata, erratique, errements; erreur, erroné: faites sentir les deux r, et prononcez er'rer, er'rant, er'ratum, etc.