Estomac, s. m.—Prononcez estoma et non estomak.

2. Ne confondez pas estomac avec poitrine: il a une large poitrine; je lui ai frappé sur la poitrine (et non estomac); estomac ne se dit que de la poche qui sert à digérer et qui se trouve au-dessous du thorax ou de la poitrine proprement dite.

Estomaquer, ne s'emploie que pronominalement, et signifie se tenir offensé de ce qu'une personne a dit ou fait, s'en formaliser; mais il ne signifie jamais surprendre, stupéfier, interdire, comme dans l'idiome wallon: il s'est estomaqué (formalisé) de ce que je ne lui ai pas rendu sa visite assez tôt; il n'a pas sujet de s'en estomaquer;—je fus bien surpris de sa réponse; cette nouvelle l'a stupéfié (et non estomaqué).

Estompe, s. f.; dessin à l'estompe; ne dites pas estombe.

Étable, est féminin: prononcez éta-ble.

Étal, Étau.—Un étal, est une sorte de table chez les bouchers; plur. étaux;—un étau, est une machine de serrurier, à tenir, à serrer les objets que l'on travaille; plur. étaux.

Étiquet, n'est pas français; dites étiquettes.

Étiqueter: on ne double jamais le t: les apothicaires étiquètent leurs fioles. (Acad.)

Étisie et Phthisie, étique et phtisique, se disent indifféremment; cependant on dit plus ordinairement phthisie que étisie, et étique que phthisique.

Étonner.—Il faut dire: je m'étonne, je suis étonné que... et non, ça m'étonne que...