2. Ne dites pas: je m'étonne ce qu'il a pu faire; je m'étonne s'il a fait sa besogne; dites, je suis curieux de savoir, je désire vivement savoir, etc.
Étouffe, Touffe, pour étouffant, sont des barbarismes: il fait étouffant, on étouffe de chaleur, et non, il fait touffe, étouffe.
Être, v. s.: prononcez ê-tre et non ê-te ni êtère.
2. Ne dites pas: cela est-il à votre goût; dites, cela est-il de votre goût?
3. Être chaud, être froid, au lieu de avoir chaud, avoir froid, sont des flandricismes.
4. Être en voie, chasser quelqu'un en voie, jeter quelque chose en voie, sont des wallonismes: dites être parti; chasser quelqu'un; jeter quelque chose: voyez [voie].
5. Être fâché à quelqu'un ou sur quelqu'un; dites, être fâché contre quelqu'un. (Wall.)
6. Être gagné, pour avoir gagné: ne dites pas, si vous avez gagné au jeu, je suis gagné; dites, j'ai gagné.
7. Être perdu: ne dites pas: vous avez mal joué, vous êtes perdu; dites, vous avez perdu.
8. Être quitte d'une chose, pour avoir perdu cette chose.—Être quitte de..., ne se dit que d'une chose que l'on est bien aise de ne plus avoir: je suis quitte de la fièvre. Mais quand on regrette une chose, on ne peut pas dire qu'on en est quitte. Bien des gens disent abusivement: je suis quitte de mon enfant, pour dire: il est mort;—je suis quitte de ma montre, de mon parapluie, pour, ma montre m'a été volée, j'ai perdu mon parapluie.